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Déploiement 5G : la France choisit le "tournant de l'innovation" (SYNTHESE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-09-17 à 21:33

PARIS, 17 septembre (Xinhua) -- Le gouvernement français lancera comme prévu fin septembre la mise aux enchères pour l'attribution des fréquences 5G (cinquième génération de communications mobiles), et n'entend donc pas renoncer au déploiement de la 5G en France. Un rapport émanant de quatre inspections l'y encourage.

La 5G est un projet de télécommunication sans fil d'envergure, en cours de déploiement en France et qui déchaîne les passions. L'Etat français, qui voit dans cette technologie un signe du "progrès" et de "l'innovation", veut aller au bout de son projet en levant les "doutes" et les "fausses idées" véhiculées sur la 5G.

"La France va prendre le tournant de la 5G parce que c'est le tournant de l'innovation", a déclaré lundi le président français Emmanuel Macron, en réponse à ces opposants qui ont réclamé un "moratoire" à la mise en œuvre de la 5G.

Raillant les détracteurs de la 5G, M. Macron a affirmé qu'ils ont choisi le "retour à la lampe à huile" au lieu de "l'innovation", incarnée par cette nouvelle téléphonie mobile qui a vocation à améliorer les performances (débit, réactivité, densité d'objets connectés) par rapport à la 4G.

A quelques semaines du lancement des enchères pour l'attribution des fréquences 5G, la majorité présidentielle est mobilisée pour dénoncer les "fausses idées" sur cette nouvelle technologie et expliquer les nombreux avantages qu'elle présente.

Pour le député LREM Bruno Bonnel, la 5G n'est pas simplement une progression de la 4G. C'est "une nourriture de la relance. C'est l'avenir de nombreuses professions, c'est l'hygiène, la santé, les télécommunications, les transports", a-t-il déclaré à Franceinfo.

Comme lui, Carole Gandon, une autre élue de la majorité, défend cette nouvelle technologie en expliquant à ces concitoyens que la 5G, "ce sont avant tout des milliers d'emplois dans les services, l'industrie et la santé".

"Combien de kilomètres en voiture évités par la téléconsultation ? Combien d'heures d'attente évitées dans les services publics depuis qu'Internet nous permet de consulter à distance ? Le numérique est un outil, un levier des transitions. Le dogme n'est que régression", a rappelé Mme Gandon au quotidien Ouest France.

Selon les professionnels du secteur, la 5G est une "révolution technologique", notamment grâce à une réactivité et une vitesse de transmission des données dix fois plus "rapides et plus performantes" que la 4G.

Outre l'Internet mobile, le haut débit de cette nouvelle technologie favorisera par exemple le développement de véhicules autonomes et des objets connectés. La 5G s'annonce également prometteuse pour l'industrie, les transports ou la médecine, avec des robots pouvant être pilotés à distance sans nécessiter une présence humaine.

Autre avantage de cette technologie, elle "permettra d'éviter la saturation des réseaux 4G en déployant des équipements significativement plus respectueux de l'environnement", a expliqué le secrétaire d'Etat à la Transition numérique Cédric O.

Un rapport du Conseil général de l'économie (CGE), de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), de l'Inspection générale des finances (IGF) et du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) a levé le doute lié à d'éventuels risques sanitaires de la 5G, souvent évoqués dans le débat.

Ce document, intitulé "Déploiement de la 5G en France et dans le monde : aspects techniques et sanitaires" et qui a été remis mardi aux autorités, indique qu'il n'y a "pas d'effets sanitaires de la 5G en-dessous des valeurs limites d'exposition".

Ces valeurs limites recommandées par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), une organisation internationale non gouvernementale de nature scientifique, représentent une référence pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Union européenne et la France. Le rapport souligne le "retard de la France" dans le déploiement de la 5G en comparaison aux autres pays développés.

Initialement prévues pour avril avant d'être décalées en raison de la crise sanitaire, les enchères pour l'attribution des fréquences 5G débuteront le 29 septembre et leur commercialisation en fin d'année.

 
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Déploiement 5G : la France choisit le "tournant de l'innovation" (SYNTHESE)

French.xinhuanet.com | Publié le 2020-09-17 à 21:33

PARIS, 17 septembre (Xinhua) -- Le gouvernement français lancera comme prévu fin septembre la mise aux enchères pour l'attribution des fréquences 5G (cinquième génération de communications mobiles), et n'entend donc pas renoncer au déploiement de la 5G en France. Un rapport émanant de quatre inspections l'y encourage.

La 5G est un projet de télécommunication sans fil d'envergure, en cours de déploiement en France et qui déchaîne les passions. L'Etat français, qui voit dans cette technologie un signe du "progrès" et de "l'innovation", veut aller au bout de son projet en levant les "doutes" et les "fausses idées" véhiculées sur la 5G.

"La France va prendre le tournant de la 5G parce que c'est le tournant de l'innovation", a déclaré lundi le président français Emmanuel Macron, en réponse à ces opposants qui ont réclamé un "moratoire" à la mise en œuvre de la 5G.

Raillant les détracteurs de la 5G, M. Macron a affirmé qu'ils ont choisi le "retour à la lampe à huile" au lieu de "l'innovation", incarnée par cette nouvelle téléphonie mobile qui a vocation à améliorer les performances (débit, réactivité, densité d'objets connectés) par rapport à la 4G.

A quelques semaines du lancement des enchères pour l'attribution des fréquences 5G, la majorité présidentielle est mobilisée pour dénoncer les "fausses idées" sur cette nouvelle technologie et expliquer les nombreux avantages qu'elle présente.

Pour le député LREM Bruno Bonnel, la 5G n'est pas simplement une progression de la 4G. C'est "une nourriture de la relance. C'est l'avenir de nombreuses professions, c'est l'hygiène, la santé, les télécommunications, les transports", a-t-il déclaré à Franceinfo.

Comme lui, Carole Gandon, une autre élue de la majorité, défend cette nouvelle technologie en expliquant à ces concitoyens que la 5G, "ce sont avant tout des milliers d'emplois dans les services, l'industrie et la santé".

"Combien de kilomètres en voiture évités par la téléconsultation ? Combien d'heures d'attente évitées dans les services publics depuis qu'Internet nous permet de consulter à distance ? Le numérique est un outil, un levier des transitions. Le dogme n'est que régression", a rappelé Mme Gandon au quotidien Ouest France.

Selon les professionnels du secteur, la 5G est une "révolution technologique", notamment grâce à une réactivité et une vitesse de transmission des données dix fois plus "rapides et plus performantes" que la 4G.

Outre l'Internet mobile, le haut débit de cette nouvelle technologie favorisera par exemple le développement de véhicules autonomes et des objets connectés. La 5G s'annonce également prometteuse pour l'industrie, les transports ou la médecine, avec des robots pouvant être pilotés à distance sans nécessiter une présence humaine.

Autre avantage de cette technologie, elle "permettra d'éviter la saturation des réseaux 4G en déployant des équipements significativement plus respectueux de l'environnement", a expliqué le secrétaire d'Etat à la Transition numérique Cédric O.

Un rapport du Conseil général de l'économie (CGE), de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), de l'Inspection générale des finances (IGF) et du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) a levé le doute lié à d'éventuels risques sanitaires de la 5G, souvent évoqués dans le débat.

Ce document, intitulé "Déploiement de la 5G en France et dans le monde : aspects techniques et sanitaires" et qui a été remis mardi aux autorités, indique qu'il n'y a "pas d'effets sanitaires de la 5G en-dessous des valeurs limites d'exposition".

Ces valeurs limites recommandées par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), une organisation internationale non gouvernementale de nature scientifique, représentent une référence pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Union européenne et la France. Le rapport souligne le "retard de la France" dans le déploiement de la 5G en comparaison aux autres pays développés.

Initialement prévues pour avril avant d'être décalées en raison de la crise sanitaire, les enchères pour l'attribution des fréquences 5G débuteront le 29 septembre et leur commercialisation en fin d'année.

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