JOHANNESBURG, 22 juillet (Xinhua) -- L'impact des perturbations de l'éducation en Afrique du Sud depuis le début de l'épidémie de COVID-19 a mis les élèves en retard de 75 % d'une année à une année scolaire complète, a indiqué jeudi le Bureau sud-africain de l'UNICEF.
Le Bureau sud-africain de l'UNICEF affirme que, d'après ses recherches, les élèves ont perdu 54 % de leur temps d'apprentissage en raison de la rotation des présences, des fermetures d'écoles et des jours de congé pour certaines classes.
Quelque 400.000 à 500.000 élèves auraient complètement abandonné l'école au cours des 16 derniers mois. Il s'agit le plus souvent d'enfants vivant dans des environnements urbains et ruraux informels, la pauvreté des ménages jouant également un rôle essentiel. Le nombre total d'enfants non scolarisés s'élève désormais à 750.000.
"La réalité est que l'Afrique du Sud ne peut pas se permettre de perdre un autre élève ou une autre heure d'apprentissage. Il est urgent que nous ramenions chaque enfant en classe, en toute sécurité, maintenant", a dit Christine Muhigana, représentante de l'UNICEF en Afrique du Sud.
Elle a ajouté : "L'apprentissage à distance a été une bouée de sauvetage pour certains enfants, mais pour les plus vulnérables en Afrique du Sud, même cela était hors de portée. L'accès aux appareils, aux données et aux compétences nécessaires pour naviguer dans les ressources en ligne est tout simplement impossible pour de nombreux enfants. Nous devons nous assurer que nous donnons la priorité aux filles et aux garçons vulnérables dans tous nos efforts pour garder les enfants dans les salles de classe."
L'UNICEF appelle toutes les parties prenantes à contribuer à regagner le terrain perdu en tirant parti des technologies émergentes pour accélérer la prestation de services éducatifs, tout en mettant l'accent sur l'équité et des partenariats plus larges pour un plus grand impact. Fin