Brexit : la première victime du divorce, c'est le Royaume-Uni (Hollande)

Publié le 2016-06-30 à 21:09 | french.xinhuanet.com

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PARIS, 30 juin (Xinhua) -- Une semaine après la décision britannique de quitter l'Union européenne (UE), le président français François Hollande a déclaré dans un entretien paru jeudi au journal Les Echos que la première victime du Brexit était le Royaume-Uni, appelant à une mise en œuvre rapide du processus de sortie.

"La première victime du divorce, ce n'est pas l'Europe, c'est le Royaume-Uni", a estimé le chef de l'Etat français dans son entretien aux Echos, après que le Royaume-Uni a choisi la semaine dernière par référendum de quitter l'UE.

Alors que Londres ne déclenchera l'article 50 sur la demande de sortie de l'UE que début septembre, le président français a confié qu'il aurait "préféré que ce soit immédiat", ajoutant qu'"il n'y a pas de temps à perdre" dans la mise en œuvre du processus de sortie.

"C'est ce que le Conseil européen a exprimé (mercredi) avec clarté et dans l'unité des 27", a-t-il martelé.

Le président français a également indiqué qu'"il n'y aura pour la Grande-Bretagne d'accès au marché unique que si les libertés de circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes sont garanties", soulignant qu'"on ne peut transiger là-dessus".

"Quant à la France, elle continuera à avoir des rapports étroits avec ce grand pays ami qu'est le Royaume-Uni. Nous maintiendrons notre coopération de défense et de lutte contre le terrorisme tout comme notre action pour maîtriser l'immigration clandestine", a-t-il poursuivi.

Enfin, alors que le Front national a annoncé qu'il fera campagne pour que la France quitte elle aussi l'UE, M. Hollande a estimé que "ce débat devra être assumé" lors de la campagne présidentielle de l'an prochain, avant de conclure sur ces mots : "l'expérience britannique aura valeur d'exemple ou plutôt de contre-exemple".

Lire aussi:

>>> Brexit : désemparés, les dirigeants européens tentent de s'accorder sur la sortie du Royaume-Uni (presse)

PARIS, 29 juin (Xinhua) -- Six jours après la décision britannique de quitter l'Union européenne (UE), les dirigeants européens demeurent "sous le choc" et tentent d'aplanir leurs divergences pour préparer la sortie du Royaume-Uni de l'UE, rapporte mercredi la presse française.
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Brexit : la première victime du divorce, c'est le Royaume-Uni (Hollande)

Publié le 2016-06-30 à 21:09 | french.xinhuanet.com

PARIS, 30 juin (Xinhua) -- Une semaine après la décision britannique de quitter l'Union européenne (UE), le président français François Hollande a déclaré dans un entretien paru jeudi au journal Les Echos que la première victime du Brexit était le Royaume-Uni, appelant à une mise en œuvre rapide du processus de sortie.

"La première victime du divorce, ce n'est pas l'Europe, c'est le Royaume-Uni", a estimé le chef de l'Etat français dans son entretien aux Echos, après que le Royaume-Uni a choisi la semaine dernière par référendum de quitter l'UE.

Alors que Londres ne déclenchera l'article 50 sur la demande de sortie de l'UE que début septembre, le président français a confié qu'il aurait "préféré que ce soit immédiat", ajoutant qu'"il n'y a pas de temps à perdre" dans la mise en œuvre du processus de sortie.

"C'est ce que le Conseil européen a exprimé (mercredi) avec clarté et dans l'unité des 27", a-t-il martelé.

Le président français a également indiqué qu'"il n'y aura pour la Grande-Bretagne d'accès au marché unique que si les libertés de circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes sont garanties", soulignant qu'"on ne peut transiger là-dessus".

"Quant à la France, elle continuera à avoir des rapports étroits avec ce grand pays ami qu'est le Royaume-Uni. Nous maintiendrons notre coopération de défense et de lutte contre le terrorisme tout comme notre action pour maîtriser l'immigration clandestine", a-t-il poursuivi.

Enfin, alors que le Front national a annoncé qu'il fera campagne pour que la France quitte elle aussi l'UE, M. Hollande a estimé que "ce débat devra être assumé" lors de la campagne présidentielle de l'an prochain, avant de conclure sur ces mots : "l'expérience britannique aura valeur d'exemple ou plutôt de contre-exemple".

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