France-crise migratoire : Calais à nouveau au coeur des débats (SYNTHESE)

Publié le 2016-03-06 à 05:28 | french.xinhuanet.com

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PARIS, 5 mars (Xinhua) -- Entre le démantèlement de la "Jungle", la prise en charge des revendications des élus calaisiens, l'investissement supplémentaire du Royaume-Uni pour la sécurisation de l'accès au Tunnel et du port, la crise migratoire de Calais fait à nouveau l'actualité en France.

Le président français François Hollande a reçu les élus calaisiens (maire, président du Conseil régional et président du Conseil général), au lendemain du sommet franco-britannique sur la crise migratoire, et en plein démantèlement de la "Jungle" de Calais.

Les élus calaisiens souhaitent de la part des autorités françaises, un "accompagnement d'urgence" pour l'économie à la suite du démantèlement de la "Jungle" qui a terni l'image de Calais, selon la maire de Calais, Natacha Bouchard.

François Hollande a ainsi accepté lors de la rencontre avec les élus de Calais, "le lancement du ferroutage parce qu'il était important de lancer ce dossier pour le bien du développement économique du port. Il démarrera le 29 mars prochain", a déclaré Mme Bouchard à BFMTV.

Puis la deuxième satisfaction selon l'élue, est que les commerçants calaisiens en difficulté bénéficieront d'accompagnement, notamment une "pause fiscale".

Le jeudi 3 mars, la situation des migrants de Calais a fait l'objet d'échange, entre François Hollande et le Premier ministre britannique David Cameron, à l'occasion du sommet franco-britannique à Amiens, dans le nord de la France.

Le Royaume-Uni s'est engagé à nouveau à investir 22 millions d'euros supplémentaires pour la sécurisation de l'accès au Tunnel et au port ainsi que pour la lutte contre les passeurs.

"Nous avons décidé aujourd'hui d'investir 22 millions supplémentaires en terme d'infrastructures sécuritaires à Calais. Nous allons aussi mettre en place des initiatives qui permettraient de renvoyer des migrants dans leur pays d'origine, lorsqu'ils ne sont pas en danger réel. C'est important que l'on sache que si l'on vient à Calais, ce n'est pas une salle d'attente pour un départ vers le Royaume-Uni", a déclaré à la presse David Cameroun.

Mais le Premier ministre britannique sera interpellé par François Hollande sur le cas des "mineurs isolés" qui vivent seuls dans la "Jungle" de Calais.

"Quand des enfants non accompagnés, des mineurs isolés qui ont un lien familial au Royaume-Uni, ils doivent rejoindre le Royaume-Uni", a dit M. Hollande à l'attention de son hôte. Le président français a également évoqué d'éventuelles conséquences de la gestion de la crise migratoire en cas de départ du Royaume-Uni de l'UE.

"Il y aura des conséquences dans beaucoup de domaines si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne (...) y compris sur la question des personnes, sur la manière de gérer les situations en matière de migrations".

Une menace que le ministre français de l'Economie, Emanuel Macron a déjà brandi dans une interview accordée au Journal The Financial Times

"Le jour où cette relation sera rompue, les migrants ne seront plus à Calais et le passeport financier fonctionnera moins bien", a indiqué M. Macron.

Réagissant sur les 22 millions d'euros supplémentaires du Royaume-Uni, le président du Conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand, indique que le problème de Calais n'est pas lié à l'argent.

"Ce n'est pas une question d'argent, Londres doit accepter les mineurs isolés qui ont de la famille au Royaume-Uni et, changer sa législation sur le travail. Les migrants ne viennent pas à Calais pour y rester. Ils sont à Calais parce qu'ils veulent passer en Angleterre", a dit M. Bertrand sur iTélé.

Le démantèlement du bidonville de migrants dans la zone sud de Calais qui a débuté le 29 février sur décision du Tribunal administratif de Lille, se poursuit. La presse diffuse depuis quelques jours, des images de dizaines de migrants d'origine iranienne qui se sont cousu la bouche à l'aide d'aiguilles pour protester contre ce démantèlement de la "Jungle" de Calais.

Lire aussi:

France : l'évacuation de la partie sud de la "jungle" de Calais se poursuit

PARIS, 2 mars (Xinhua) -- Le démantèlement de la partie sud de la "jungle" de Calais, un bidonville abritant des migrants dans le nord de la France, s'est poursuivi mercredi, après une nuit calme et sans violence, a-t-on appris mercredi de source de la préfecture du Pas-de-Calais.

french.xinhuanet.com

France-crise migratoire : Calais à nouveau au coeur des débats (SYNTHESE)

Publié le 2016-03-06 à 05:28 | french.xinhuanet.com

PARIS, 5 mars (Xinhua) -- Entre le démantèlement de la "Jungle", la prise en charge des revendications des élus calaisiens, l'investissement supplémentaire du Royaume-Uni pour la sécurisation de l'accès au Tunnel et du port, la crise migratoire de Calais fait à nouveau l'actualité en France.

Le président français François Hollande a reçu les élus calaisiens (maire, président du Conseil régional et président du Conseil général), au lendemain du sommet franco-britannique sur la crise migratoire, et en plein démantèlement de la "Jungle" de Calais.

Les élus calaisiens souhaitent de la part des autorités françaises, un "accompagnement d'urgence" pour l'économie à la suite du démantèlement de la "Jungle" qui a terni l'image de Calais, selon la maire de Calais, Natacha Bouchard.

François Hollande a ainsi accepté lors de la rencontre avec les élus de Calais, "le lancement du ferroutage parce qu'il était important de lancer ce dossier pour le bien du développement économique du port. Il démarrera le 29 mars prochain", a déclaré Mme Bouchard à BFMTV.

Puis la deuxième satisfaction selon l'élue, est que les commerçants calaisiens en difficulté bénéficieront d'accompagnement, notamment une "pause fiscale".

Le jeudi 3 mars, la situation des migrants de Calais a fait l'objet d'échange, entre François Hollande et le Premier ministre britannique David Cameron, à l'occasion du sommet franco-britannique à Amiens, dans le nord de la France.

Le Royaume-Uni s'est engagé à nouveau à investir 22 millions d'euros supplémentaires pour la sécurisation de l'accès au Tunnel et au port ainsi que pour la lutte contre les passeurs.

"Nous avons décidé aujourd'hui d'investir 22 millions supplémentaires en terme d'infrastructures sécuritaires à Calais. Nous allons aussi mettre en place des initiatives qui permettraient de renvoyer des migrants dans leur pays d'origine, lorsqu'ils ne sont pas en danger réel. C'est important que l'on sache que si l'on vient à Calais, ce n'est pas une salle d'attente pour un départ vers le Royaume-Uni", a déclaré à la presse David Cameroun.

Mais le Premier ministre britannique sera interpellé par François Hollande sur le cas des "mineurs isolés" qui vivent seuls dans la "Jungle" de Calais.

"Quand des enfants non accompagnés, des mineurs isolés qui ont un lien familial au Royaume-Uni, ils doivent rejoindre le Royaume-Uni", a dit M. Hollande à l'attention de son hôte. Le président français a également évoqué d'éventuelles conséquences de la gestion de la crise migratoire en cas de départ du Royaume-Uni de l'UE.

"Il y aura des conséquences dans beaucoup de domaines si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne (...) y compris sur la question des personnes, sur la manière de gérer les situations en matière de migrations".

Une menace que le ministre français de l'Economie, Emanuel Macron a déjà brandi dans une interview accordée au Journal The Financial Times

"Le jour où cette relation sera rompue, les migrants ne seront plus à Calais et le passeport financier fonctionnera moins bien", a indiqué M. Macron.

Réagissant sur les 22 millions d'euros supplémentaires du Royaume-Uni, le président du Conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand, indique que le problème de Calais n'est pas lié à l'argent.

"Ce n'est pas une question d'argent, Londres doit accepter les mineurs isolés qui ont de la famille au Royaume-Uni et, changer sa législation sur le travail. Les migrants ne viennent pas à Calais pour y rester. Ils sont à Calais parce qu'ils veulent passer en Angleterre", a dit M. Bertrand sur iTélé.

Le démantèlement du bidonville de migrants dans la zone sud de Calais qui a débuté le 29 février sur décision du Tribunal administratif de Lille, se poursuit. La presse diffuse depuis quelques jours, des images de dizaines de migrants d'origine iranienne qui se sont cousu la bouche à l'aide d'aiguilles pour protester contre ce démantèlement de la "Jungle" de Calais.

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