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La crise des réfugiés, fruit amer de l'hégémonie et de l'interventionisme de l'Occident (COMMENTAIRE)

Publié le 2015-09-09 à 18:00 | french.xinhuanet.com

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BEIJING, 9 septembre (Xinhua) -- L'Occident devrait considérer l'actuelle crise des réfugiés comme une leçon coûteuse et douloureuse de sa politique étrangère hégémonique et de son interventionnisme au Moyen-Orient, qui ont créé non seulement des guerres et du chaos dans la région, mais ont également eu un effet boomerang.

Les tensions entre l'Occident et le monde arabe prennent racines dans leurs histoires respectives et dans leurs relations historiques épineuses. L'hostilité et les tensions ne pourront être réduites qu'à travers des négociations d'égal à égal entre les deux parties et la reconnaissance de la situation complexe des deux côtés.

Mais l'Occident n'a fait pas les choses ainsi. A l'aube du XXIe siècle, sous la direction des Etats-Unis, les puissances occidentales se sont immiscées dans les affaires régionales, ont déclenché des guerres, incité des troubles et soutenu des rebelles afin d'd'assurer leurs propres intérêts et leur sécurité.

Les Etats-Unis sont intervenus, directement ou indirectement, dans la chute de Saddam Hussein (Irak), de Mouammar Kadhafi (Libye) et de Hosni Moubarak (Egypte), tout en soutenant l'opposition syrienne pour renverser Bachar el-Assad.

Des guerres brutales ont ravagé l'Irak, la Syrie, le Yémen et d'autres pays, des attaques terroristes ayant lieu chaque jour.

Le groupe radical Etat islamique (EI), né de l'opposition syrienne, s'est développé en profitant de l'agitation et de l'anarchie créées par l'intervention de l'Occident et est devenu une des plus graves menaces pour la sécurité au Moyen-Orient et dans certaines autres parties du monde.

L'EI, qui s'est emparé de larges bandes de territoires en Irak et en Syrie, y a aussi asservi et massacré des civils. Des centaines de milliers de civils innocents sont morts dans des conflits sanglants, alors que des millions d'autres ont été forcés à fuir leur pays pour se rendre au Liban et en Turquie avant de se ruer vers les pays européens.

Alors que les efforts humanitaires déployés par l'Allemagne et d'autres pays de l'Union européenne sont louables, on devrait toutefois se rendre compte que ces réfugiés affluant vers les côtes européennes sont un résultat direct des actions de l'Occident et que ses efforts ne pourront jamais totalement compenser les souffrances des civils irakiens et syriens innocents.

Il est grand temps, notamment pour les Etats-Unis, de réfléchir sur sa politique étrangère, car l'histoire et les faits ont démontré que promouvoir ses idéologies par la force est dangereux et que les interventions armées ne peuvent aboutir qu'à des résultats périlleux.

Les autres puissances occidentales devraient aussi apprendre, de manière dure et douloureuse, que la diplomatie est meilleure qu'une action militaire et que suivre les Etats-Unis n'est pas toujours un choix politique judicieux.

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