french.xinhuanet.com

Obama doit décider si Cuba est toujours un ennemi ou pas (expert)

Publié le 2015-08-16 à 12:35 | french.xinhuanet.com

Taille du Texte
T+ | T-

RSS

Partager


Une semaine d'actualités en images (du 3 au 9 août 2015)

Mondiaux 2015/50m dos : Camille Lacourt champion du monde

LA HAVANE, 15 août (Xinhua) -- Le président américain Barack Obama doit décider début septembre s'il faut continuer ou non d'appliquer contre Cuba la loi de 1917 prohibant tout commerce avec un pays ennemi. Alors que les deux pays viennent de rétablir leurs liens diplomatiques pour la première fois en 54 ans, l'universitaire cubain Esteban Morales juge que c'est l'heure de vérité pour Obama.

Adopté peu après l'entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, le Trading with the Enemy Act autorise le locataire de la Maison Blanche à imposer des sanctions économiques en temps de guerre ou de situation d'urgence nationale et interdit tout commerce avec un pays ennemi et ses alliés.

Le 5 septembre prochain, le président Obama sera appelé à décider s'il doit renouveler cette sanction pour une année supplémentaire. Pour l'heure, Cuba est le seul pays sanctionné par cette loi. En 2008, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) avait été retirée d'une liste qui avait compté par le passé le Vietnam, l'Allemagne nazie et ses alliés de l'époque.

Beaucoup voient dans le futur choix de M. Obama une épreuve de vérité, permettant de savoir quelle importance Washington accorde réellement au rétablissement de ses relations avec La Havane.

"La décision d'Obama adressera un signal clair qui nous dira si sa position sur l'embargo est réelle ou démagogique", estime Esteban Morales, fondateur et directeur honoraire du Centre d'études sur le continent américain à l'Université de La Havane. Pour lui, ce serait "absurde" pour Obama de soumettre cette question à un Congrès majoritairement républicain alors qu'il dispose d'une compétence exécutive en la matière.

Pour l'heure, le timide rapprochement avec l'île communiste s'est soldé par sa disparition de la liste des pays soutenant le terrorisme en mai dernier et du classement des pays ne combattant pas assez le trafic d'êtres humains.

Si l'administration Obama décide de retirer Cuba de la liste des pays sanctionnés par le Trading with the Enemy Act, aucune contrainte légale n'empêchera alors des touristes américains de visiter Cuba. Pour l'heure, Washington n'autorise qu'une douzaine de catégories de voyageurs à s'y rendre, des journalistes aux artistes en passant par les sportifs et les religieux.

Lire aussi:

>>> La bannière étoilée flotte de nouveau sur l'ambassade des Etats-Unis à Cuba

LA HAVANE, 14 août (Xinhua) -- Le secrétaire d'État américain John Kerry a présidé vendredi la cérémonie officielle au cours de laquelle le drapeau américain a été hissé au-dessus de l'ambassade des Etats-Unis à Cuba, qui a récemment rouvert ses portes au terme de 54 ans de discorde entre les deux pays voisins.

010020070770000000000000011107421345224581