DALIAN, 6 novembre (Xinhua) -- L'édition 2026 de la Table ronde des maires français et chinois s'est déroulée récemment à Dalian, ville côtière dans la province chinoise du Liaoning (nord-est), avec la volonté affichée de donner un nouvel élan à la coopération locale en la rendant à la fois plus concrète et plus régulière.
"La force de la coopération décentralisée, c'est qu'elle a vocation à être très concrète, parce que les maires sont les pieds dans la vie quotidienne des gens. Ils connaissent les aspirations des gens, ils mettent en place des politiques pour la vie quotidienne : l'eau, les déchets, les transports, les aides sociales", a déclaré Eric Alauzet, député honoraire de l'Assemblée nationale française et ancien président du groupe d'amitié France-Chine, dans un entretien accordé à Xinhua en marge de la table ronde qui a lieu les 3 et 4 novembre à Dalian.
Selon lui, ce simple rendez-vous annuel, en alternance entre les deux pays, ne suffit pas à entretenir une dynamique durable. "Si on ne met pas en place des mécanismes pour échanger entre les deux éditions, le dispositif n'est pas assez vigoureux. Il faut une permanence, une stabilité, une régularité de nos échanges", a-t-il insisté.
L'ancien député a notamment salué la proposition d'un maire français de créer un club des villes participant à la table ronde, afin de maintenir une dynamique en France et, symétriquement, en Chine. Il a également suggéré d'organiser des visioconférences régulières entre villes françaises et chinoises pour entretenir les liens et suivre l'avancement des projets. "Il faut qu'on pose des jalons pour entretenir, sinon ça a tendance à retomber", avertit-il.
Au-delà des mécanismes, M. Alauzet a souligné l'importance du dialogue direct entre responsables locaux pour prévenir les malentendus, notamment dans le domaine économique. Les échanges entre maires permettent, selon lui, de "comprendre les contraintes des autres" et d'éviter que des différends ne s'installent. "Moins les gens se parlent, moins ils se connaissent, moins ils se comprennent, plus il y a de la défiance qui s'installe", a-t-il rappelé.
De son côté, Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de l'association Villes de France, qui conduisait la délégation française, a également plaidé pour que cette table ronde soit "le point de départ d'un travail qui se poursuivra dans les années à venir". Il a souhaité que les participants repartent avec "des priorités communes" et des "interlocuteurs clairement identifiés".
Organisée chaque année, la Table ronde des maires français et chinois, qui en est à sa 14e édition, est devenue une plateforme importante pour renforcer les échanges et la coopération décentralisée entre la Chine et la France et partager les expériences en matière de développement et de gouvernance urbaine. Fin
