NEW YORK (Nations Unies), 13 octobre (Xinhua) -- Les hostilités et les déplacements de population au Yémen aggravent la pression sur les civils, confrontés à des pénuries alimentaires et à des risques sanitaires, ont averti mardi les agences humanitaires des Nations unies.
"Les produits de première nécessité se font de plus en plus rares et chers dans la ville de Ta'izz ", a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), ajoutant que "Le prix de l'essence a triplé et le gaz de cuisine est pratiquement introuvable. Les prix des denrées alimentaires auraient augmenté d'environ 50 %, et les stocks actuels de blé et de farine pourraient s'épuiser en moins de trois semaines".
En outre, a noté l'OCHA, les pénuries de carburant perturbent l'approvisionnement en eau de la ville et menacent les services de distribution d'eau.
Le Bureau a ajouté que la santé des familles est de plus en plus menacée en raison du surpeuplement des sites de déplacement, de l'accès insuffisant à l'eau potable et de la précarité des services de santé.
De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde contre une flambée des cas suspects de choléra au Yémen, indiquant que sur les plus de 8.000 cas signalés cette année, un quart a été enregistré au cours des quatre dernières semaines. Les enfants sont par ailleurs également exposés à un risque croissant de rougeole, avec plus de 22.800 cas suspects et 128 décès signalés cette année. La couverture vaccinale demeure dangereusement faible.
Parallèlement, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait état d'une forte augmentation du nombre de migrants arrivant au Yémen malgré le conflit en cours. Fin septembre, plus de 130.000 étaient entrés dans le pays depuis le début de l'année. Fin
