JOHANNESBURG, 1er octobre (Xinhua) -- Un atelier de renforcement des capacités sur les Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM) s'est achevé mercredi à Johannesburg après trois jours de travaux. Des responsables de 16 pays africains ont convenu de promouvoir la création de tels sites dans leurs pays respectifs.
Financé par le Programme de coopération Sud-Sud FAO-Chine, l'événement a fourni aux participants des connaissances techniques et des outils pratiques pour élaborer des propositions SIPAM et accéder aux possibilités de financement. Il a réuni des représentants de 16 pays africains anglophones.
Jeremie Mbairamadji, coordinateur principal au Secrétariat SIPAM de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a déclaré : "L'Afrique accuse un retard dans la désignation des sites SIPAM. Nous entendons combler cet écart et augmenter le nombre de sites désignés sur tout le continent".
"L'Afrique dispose d'un riche capital naturel et de systèmes agricoles éprouvés par le temps qui remplissent tous les critères SIPAM. En tant que formateurs, nous attendons des participants qu'ils transmettent ces compétences à leurs dirigeants et renforcent les capacités nécessaires à la rédaction des propositions SIPAM", a souligné M. Mbairamadji.
Il a ajouté qu'une forte volonté politique était indispensable pour que les nations africaines tirent pleinement parti des avantages liés aux SIPAM. Il a indiqué que la FAO était prête à organiser des exposés techniques pour les pays qui demandent des orientations complémentaires.
Maria Mphahlele, directrice des services de vulgarisation et de conseil au ministère sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l'Environnement, a souligné que les SIPAM étaient "centrés sur les populations" et reconnectaient les communautés avec leur environnement afin de préserver les systèmes agricoles traditionnels.
Deidre Januarie, directrice adjointe de la recherche et de la production animales au ministère namibien de l'Agriculture, de l'Eau et de la Réforme foncière, a affirmé que cette formation avait renforcé la valeur des savoirs traditionnels, de la culture et de la conservation de la biodiversité.
Une session similaire de renforcement des capacités sera organisée prochainement pour les pays africains francophones.
A l'échelle mondiale, on compte actuellement 104 sites SIPAM désignés dans 29 pays. L'Afrique est cependant très sous-représentée, avec seulement quatre sites désignés situés au Kenya (deux sites), en Tanzanie et à Sao Tomé-et-Principe. Fin
