TAIYUAN, 30 septembre (Xinhua) -- Des Alpes françaises aux rues de Bangui, une sélection de films permet au public chinois de découvrir des histoires issues de différentes régions du monde francophone à l'occasion du 10e Festival international du film de Pingyao.
Parmi ces films figurent "Gemstones", du réalisateur colombien Simón Vélez, "Congo Boy", du réalisateur congolais Rafiki Fariala, et "Forêt ivre", une coproduction franco-belge réalisée par Manon Coubia.
Leur projection au festival, en avant-première sur la partie continentale de la Chine, offre aux spectateurs chinois l'occasion de découvrir la vie quotidienne, les combats personnels et les identités culturelles dans des endroits souvent éloignés géographiquement de la Chine, mais reliés à elle par le cinéma.
Le 10e Festival international du film de Pingyao s'est ouvert le 24 septembre dans la ville ancienne de Pingyao, dans la province chinoise du Shanxi (nord). Cinquante films provenant de près de 40 pays et régions ont été sélectionnés pour les programmes officiels.
Fondé en 2017, le festival s'est développé pour devenir une plateforme axée en particulier sur les cinéastes émergents de Chine et d'autres régions du monde.
Parmi les sélections liées à la francophonie, "Gemstones" établit un lien particulièrement direct entre la France et l'Amérique latine. Machado, un immigrant colombien qui a vécu en France et travaille comme vendangeur, est engagé pour retourner en Colombie et voler une émeraude.
Mais, alors qu'il traverse Medellín et la campagne environnante, il commence à se demander à qui appartient réellement cette pierre précieuse.
Lors d'une conférence de presse à Pingyao, M. Vélez, né à Medellín en 1990, a expliqué que l'histoire trouvait son origine dans son intérêt pour le parcours d'une personne passant d'une ville à une autre, puis d'un pays à un autre. Avec son collaborateur de longue date, Juan, il a souhaité explorer la manière dont la France perçoit la Colombie et ce que la Colombie représente aux yeux des Français.
"Je ne m'attendais pas à ce qu'un film policier puisse être présenté de manière aussi esthétique, et les scènes tournées en France et en Colombie sont très réalistes, ce qui m'a donné l'impression d'avoir déjà voyagé là-bas après l'avoir vu", déclare un spectateur chinois.
Dans leur ensemble, ces films montrent comment un festival international du film peut devenir un lieu de rencontre culturel.
"Pour le public chinois, il ne s'agit pas simplement d'histoires venues de pays lointains. Ces films offrent un aperçu de la vie en France, en Afrique centrale, dans les Alpes et en Colombie", selon un journaliste chinois présent au festival.
Pour les pays et régions francophones, les projections à Pingyao offrent un autre moyen de faire découvrir leurs histoires au public chinois. A travers différentes langues, différents paysages et différents styles cinématographiques, ces œuvres permettent aux spectateurs d'aller à la rencontre des cultures, non pas par le biais de descriptions abstraites, mais au travers de personnages individuels et de leurs expériences quotidiennes. Fin
