KINSHASA, 4 septembre (Xinhua) -- La République démocratique du Congo (RDC) et ses partenaires ont lancé vendredi un nouveau plan de 180 jours pour renforcer la lutte contre l'épidémie d'Ebola, dont le financement est estimé à 1,3 milliard de dollars, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Présenté à Kinshasa, capitale de la RDC, ce plan prévoit notamment de renforcer la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts, la prise en charge des malades, la communication auprès des communautés et les moyens logistiques, ainsi que la préparation des provinces menacées par une propagation du virus.
L'épidémie, provoquée par le ebolavirus Bundibugyo, avait fait 3.072 morts sur 6.342 cas signalés au 2 septembre, selon le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique. Soixante zones de santé réparties dans six provinces sont désormais touchées.
Les autorités sanitaires s'inquiètent en particulier du nombre toujours élevé de décès survenant dans les communautés, souvent chez des personnes qui n'avaient pas été identifiées comme contacts et qui n'avaient pas été prises en charge dans des structures de santé.
"Chaque cas détecté trop tard, chaque contact manqué et chaque retard dans la mobilisation des ressources se traduisent par des vies perdues", a déclaré Anne Ancia, représentante par intérim de l'OMS en RDC.
Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a de son côté estimé que la riposte ne pouvait pas se limiter au seul secteur sanitaire et devait associer les communautés, les autres services de l'Etat ainsi que les partenaires internationaux.
Selon l'OMS, 1,3 milliard de dollars seront nécessaires pour mettre en œuvre l'ensemble du plan au cours des six prochains mois. Un investissement jugé essentiel pour rompre les chaînes de transmission et éviter une aggravation de la crise sanitaire, humanitaire et socio-économique.
Le coordonnateur résident des Nations Unies en RDC, Damien Mama, a appelé à garantir des financements "suffisants, flexibles et prévisibles", estimant que la riposte contre Ebola devait également être intégrée à l'action humanitaire plus large dans le pays.
Déclarée en mai, l'épidémie actuelle est depuis devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde, derrière l'épidémie qui avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016. Fin
