KINSHASA, 18 août (Xinhua) -- Le nombre de cas confirmés d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé les 5.000, avec 2.378 décès enregistrés, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti mardi que l'épidémie était encore loin d'être maîtrisée.
Au 16 août, la RDC avait enregistré 5.021 cas confirmés dans 55 zones de santé réparties dans six provinces, avec un taux de létalité de 47,4%, selon le dernier rapport du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique publié mardi.
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré mardi que l'épidémie était "loin d'être maîtrisée" et avait pris une longueur d'avance considérable sur les efforts de riposte, mettant en garde contre un risque élevé de propagation à l'intérieur du pays comme au-delà de ses frontières.
M. Tedros s'exprimait à l'ouverture d'une réunion d'un comité d'urgence de l'OMS convoqué pour examiner l'évolution de l'épidémie, déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l'organisation le 17 mai.
L'épidémie, causée par le virus Ebola de type Bundibugyo, pour lequel il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué, a été déclarée le 15 mai par les autorités congolaises. Elle est déjà la plus importante jamais enregistrée en RDC et la deuxième plus grande épidémie d'Ebola jamais recensée dans le monde, tandis que la transmission reste intense et n'est pas encore entrée dans une phase de recul clairement établie, selon l'OMS.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a averti lundi que l'épidémie pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée dans le monde si sa trajectoire n'était pas rapidement inversée.
"Elle fait désormais environ un mort toutes les 30 minutes", a indiqué le CDC Afrique. "Si sa trajectoire n'est pas inversée de toute urgence, elle risque de devenir l'épidémie d'Ebola la plus meurtrière jamais enregistrée dans le monde." Fin
