ABIDJAN, 18 août (Xinhua) -- Des experts de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont exprimé mardi à Abidjan leur engagement à renforcer la riposte face aux épidémies et autres urgences de santé publique dans la sous-région.
Des experts de la santé, des représentants des Etats membres et des partenaires techniques participent à un atelier régional consacré à la validation technique du troisième Plan stratégique régional de préparation et de réponse aux épidémies et autres urgences de santé publique du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la CEDEAO.
"L'Afrique de l'Ouest a été confrontée, ces dernières années, à des crises sanitaires d'une ampleur exceptionnelle", a déclaré le directeur général de la Santé, le professeur Mamadou Samba, intervenant au nom du ministre ivoirien de la Santé.
Selon M. Samba, l'objectif de la rencontre est de renforcer la sécurité sanitaire en Afrique de l'Ouest face à des menaces de plus en plus complexes.
"Cette rencontre de quatre jours vise à doter la sous-région d'un nouveau cadre d'action pour la période 2027-2031, dans un contexte marqué par la multiplication des crises sanitaires et l'émergence de nouvelles menaces épidémiques", a-t-il expliqué.
"Aucun pays ne peut, à lui seul, faire face efficacement aux urgences sanitaires. La prévention, la détection précoce et la riposte efficace nécessitent à la fois des systèmes nationaux solides et une coordination régionale structurée", a souligné le responsable ivoirien.
Pour sa part, le directeur exécutif du CRSCM de la CEDEAO, le Dr Mamadou Diarrassouba, a noté que la sous-région reste confrontée à de multiples menaces sanitaires, notamment la fièvre jaune, la méningite, le choléra, la rougeole et les fièvres hémorragiques virales.
Il a indiqué que ces défis sont aggravés par les conséquences du changement climatique ainsi que par les risques liés aux zoonoses, c'est-à-dire aux maladies transmissibles entre les animaux et les êtres humains.
Le futur plan stratégique accordera ainsi une place importante à l'approche "Une seule santé", qui prend en compte les interactions entre la santé humaine, la santé animale et l'environnement. Fin
