TUNIS, 18 août (Xinhua) -- Le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé lundi la mise en place d'un Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement, une institution constitutionnalisée dont les membres sont désignés, a rapporté mardi l'agence de presse officielle tunisienne TAP.
A l'occasion de la célébration de la Journée du savoir, M. Saïed a souligné, lors d'une cérémonie officielle, que ce conseil avait déjà commencé à exercer dès lundi, sa mission principale étant de mettre en œuvre une réforme objective du système éducatif tunisien en dehors des sphères liées aux intérêts politiques.
Par ailleurs, il a rejeté toute réforme éducative imposée de l'extérieur, dénonçant à ce titre des ingérences passées qui ont largement altéré le caractère national de l'enseignement. "Notre enseignement, nous le choisissons comme le veut le peuple tunisien", a-t-il martelé.
S'arrêtant sur le volet des réformes, le chef de l'Etat tunisien a recommandé de doubler les efforts pour faire développer "un système éducatif national, démocratique et universel (...) L'obligation scolaire ne peut se limiter à 16 ans".
Pour lutter contre la montée en puissance du fléau de la drogue, il a réclamé des plages horaires de sensibilisation aux dangers de ce phénomène dans les écoles et à travers les médias publics. Cette prévention s'inscrit dans une conception plus large de l'établissement scolaire, car M. Saïed estime que celui-ci ne doit pas se limiter à la transmission des cours et à l'acquisition des connaissances.
D'après lui, l'école doit être aussi, entre autres, un espace culturel "vivant" avec notamment des clubs de cinéma, de théâtre, ou de calligraphie. En ce qui concerne les arts de la calligraphie, M. Saïed regrette que certains élèves et étudiants remplacent désormais des lettres arabes par des chiffres ou des symboles dans leurs échanges numériques. Fin
