Vague de manifestations en Europe contre les frappes américaines et israéliennes en Iran (SYNTHESE) - Xinhua - french.news.cn

Vague de manifestations en Europe contre les frappes américaines et israéliennes en Iran (SYNTHESE)

French.news.cn | 2026-03-23 à 17:46

BRUXELLES, 23 mars (Xinhua) -- Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Londres samedi, rejoignant une vague croissante de protestations à travers l'Europe contre les frappes militaires menées par les Etats-Unis et Israël en Iran.

Dans la capitale britannique, un flot de manifestants a défilé de Russell Square à Whitehall, brandissant des pancartes et scandant des slogans dénonçant les attaques. Leurs voix ont résonné dans le centre de Londres, alors que l'inquiétude face à l'escalade du conflit gagnait la rue.

Lors d'un rassemblement plus tard dans la journée, les participants ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et à la fin de toute intervention étrangère au Moyen-Orient. Mariam, une manifestante tenant une pancarte "STOP THE WAR ON IRAN" ("Arrêtez la guerre en Iran" ndlr), a critiqué le nom de l'opération "Epic Fury" décidé par Washington, qu'elle a décrite comme un "échec retentissant" ("Epic failure" ndlr).

"Pas d'intervention étrangère. Ne touchez pas au Moyen-Orient et cessez les bombardements. Les peuples ont le droit de vivre en paix. On ne peut pas bombarder pour imposer la démocratie", a-t-elle déclaré.

Un autre manifestant, Adrian, venu de Birmingham, a qualifié les frappes contre l'Iran de "totalement scandaleuses" et "franchement épuisantes". Il a averti que leurs conséquences, notamment la hausse du prix du pétrole et l'insécurité mondiale, se faisaient déjà sentir.

La manifestation de Londres samedi s'inscrit dans une mobilisation plus large à l'échelle européenne, traduisant une opposition croissante à l'offensive en cours.

En Espagne, des milliers de personnes se sont rassemblées à Madrid, les autorités estimant leur nombre à environ 4.000. Les manifestants ont défilé d'Atocha à la Puerta del Sol, arborant des slogans tels que "Non à la guerre, non à l'OTAN" et "L'Espagne n'est pas les Etats-Unis". Des dirigeants du parti Podemos, dont la secrétaire générale Ione Belarra et la responsable politique Irene Montero, ont participé au rassemblement. Cette dernière a appelé l'Espagne à se retirer de l'OTAN, illustrant des critiques plus larges de la politique militaire occidentale dans la région.

Des manifestations ont été signalées dans plusieurs autres villes européennes. A Lisbonne, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sous la pluie le 14 mars près de l'ambassade des Etats-Unis, lors d'un rassemblement organisé par le Conseil portugais pour la paix et la coopération. Soutenus par plus de 70 organisations, les participants ont dénoncé ce qu'ils ont qualifié d'agression américaine et israélienne, scandant "Oui à la paix, non à la guerre" et appelant au désarmement.

En Bulgarie, des centaines de personnes ont défilé à Sofia le 2 mars, brandissant des pancartes telles que "Non à la guerre contre l'Iran" et "Les avions militaires américains ne sont pas les bienvenus ici". Les manifestants ont exigé la fin des frappes et le retrait des appareils militaires américains du territoire bulgare.

Des manifestations similaires ont également eu lieu en France et en Grèce, alors que le conflit entrait dans sa troisième semaine.

Face à cette contestation, des critiques émergent aussi parmi les analystes européens. Rob de Wijk, professeur à l'université de Leiden aux Pays-Bas, a qualifié les actions américaines de "chantage pur et simple" et averti qu'elles pourraient poser des risques pour la sécurité européenne. Il a estimé que l'Europe devrait réduire sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis et renforcer son autonomie stratégique. Fin

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