BEIJING, 9 février (Xinhua) -- La Chine a exhorté lundi le Japon à réfléchir profondément à son histoire d'agression et à faire preuve de prudence sur les questions historiques majeures telles que le sanctuaire Yasukuni.
Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, s'est ainsi exprimé lors d'un point presse en réponse aux récents propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi concernant la question du sanctuaire Yasukuni.
M. Lin a déclaré que le sanctuaire Yasukuni était un outil spirituel et un symbole du militarisme japonais dans la conduite de ses agressions étrangères, et qu'il rendait hommage à 14 criminels de guerre de classe A reconnus coupables et gravement responsables des crimes de guerre commis par leur pays.
Soulignant que l'enjeu de la question du sanctuaire Yasukuni réside dans la capacité du Japon à assumer et à réfléchir profondément à son histoire d'agression militariste, il a déclaré que cette question touchait à la conscience humaine, au fondement politique des relations sino-japonaises et à la crédibilité du Japon en tant que nation.
"L'amnésie historique est synonyme de trahison, et le déni de responsabilité signifie une rechute", a indiqué M. Lin.
"Cette année marque le 80e anniversaire du début des procès de Tokyo. En cette année particulière, le Japon doit plus que jamais faire face à son histoire d'agression et y réfléchir, faire preuve de prudence sur les questions historiques majeures telles que le sanctuaire Yasukuni, éviter de répéter l'histoire et rompre définitivement avec le militarisme par des actions concrètes", a ajouté M. Lin. Fin
