SEOUL, 10 janvier (Xinhua) -- Le président sud-coréen Lee Jae Myung a ordonné samedi une enquête conjointe de l'armée et de la police pour examiner la possibilité que le drone mentionné dans l'allégation d'"infiltration par drone" de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) soit un appareil civil, avertissant que si c'était confirmé, cela constituerait un délit pénal grave, a rapporté l'agence de presse Yonhap.
Citant le bureau présidentiel Cheong Wa Dae, Yonhap a indiqué que M. Lee avait donné cette instruction en réponse à la possibilité qu'un drone civil soit impliqué, prévenant que si cela était avéré, cela représenterait un crime grave menaçant la paix sur la péninsule coréenne et la sécurité nationale.
Plus tôt samedi, le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-baek, avait annoncé que les allégations selon lesquelles des drones sud-coréens avaient violé l'espace aérien de la RPDC étaient "absolument fausses", soulignant que le drone visible sur les photos publiées par la RPDC n'était pas un modèle utilisé par l'armée sud-coréenne.
Le ministère de la Défense de la République de Corée a également affirmé avoir vérifié que l'armée n'avait pas déployé de drones aux dates mentionnées par la RPDC.
Selon l'Agence centrale de presse centrale coréenne (KCNA) samedi, un porte-parole de l'état-major général de l'Armée populaire coréenne a déclaré dans un communiqué publié vendredi que la République de Corée avait à nouveau envoyé des drones dans l'espace aérien de la RPDC au début de cette année. Fin
