BISSAU, 9 janvier (Xinhua) -- Le Haut commandement militaire (HCM) pour la restauration de la sécurité nationale et de l'ordre public en Guinée-Bissau a annoncé, vendredi, l'interdiction de toute conférence de presse ou déclaration publique sans autorisation préalable sur l'ensemble du territoire national.
Selon un communiqué officiel, cette mesure vise à "préserver la paix, la cohésion sociale et la stabilité nationale". Le HCM accuse certaines "figures politiques et groupes ethniques" d'organiser des réunions non autorisées, utilisées comme plateformes pour inciter à la violence et remettre en cause les dispositions de la Charte de transition politique ainsi que les résolutions militaires en vigueur.
Le communiqué qualifie ces agissements d'"inacceptables" et de "grave affront à la stabilité nationale". Le HCM a averti que toute personne ou entité contrevenant à cette décision s'exposera à des sanctions prévues par la loi.
Le HCM appelle par ailleurs la population bissau-guinéenne, la société civile ainsi que la communauté internationale à soutenir le processus de "rétablissement de l'ordre constitutionnel et du respect mutuel", selon le communiqué.
Pour rappel, le HCM a pris le contrôle du pays le 26 novembre dernier après la destitution du président Umaro Sissoco Embalo, et a mis en place une autorité de transition pour une période d'un an. Fin
