Sénégal : préparatifs menés tambour battant en prélude à la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026 (SYNTHESE) - Xinhua - french.news.cn

Sénégal : préparatifs menés tambour battant en prélude à la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026 (SYNTHESE)

French.news.cn | 2026-01-09 à 13:50

DAKAR, 8 janvier (Xinhua) -- Le ministre sénégalais de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a présidé jeudi à Dakar un atelier national réunissant les principaux acteurs du secteur de l'eau ainsi que des partenaires techniques et financiers, en vue de la réunion de haut niveau prévue les 26 et 27 janvier prochains dans la capitale sénégalaise.

Cette rencontre vise à dégager une position nationale commune en amont de la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026, que le Sénégal co-organisera avec les Emirats arabes unis.

Selon M. Dièye, le choix du Sénégal pour accueillir cette étape préparatoire traduit la reconnaissance de son rôle en tant qu'acteur crédible et fédérateur sur les questions liées à l'eau. Il a souligné la nécessité de dépasser les engagements déclaratifs afin d'obtenir des résultats concrets, notamment en matière de mise en œuvre de l'Objectif de développement durable n°6 relatif à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.

Intervenant à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères, Khadr Diouf, a estimé que la réunion de Dakar s'inscrivait dans une dynamique diplomatique renforcée. Il a indiqué que ce rendez-vous constituerait un levier important dans l'agenda diplomatique mondial de 2026 sur les enjeux liés à l'eau.

Des institutions financières internationales ont également pris part aux échanges. Représentant la Banque mondiale, Fatoumata Touré Ibrahima a rappelé que près de la moitié des emplois au Sénégal dépendaient directement ou indirectement des ressources hydriques. Elle a estimé que la sécurité de l'eau constituait désormais une nécessité, dans un contexte de stress hydrique mondial croissant.

L'implication des collectivités territoriales a été présentée comme un facteur clé de réussite. S'exprimant au nom des autorités locales, Mamadou Dia, ancien directeur général de la Sénégalaise des Eaux, a réaffirmé l'engagement des collectivités dans les actions de sensibilisation et de gestion durable de l'eau, notamment en milieu rural.

Pour sa part, le directeur général de l'Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop, a appelé à traiter l'assainissement comme un investissement relevant de la santé publique, susceptible d'être financé et piloté comme un service essentiel, plaidant pour la mise en place d'un cadre de partenariat structuré et exigeant.

A travers cette concertation associant institutions publiques, experts, jeunes professionnels et partenaires au développement, les autorités sénégalaises entendent faire de l'échéance de 2026 un moment charnière. L'objectif est de porter, lors des discussions internationales prévues en décembre prochain à Abu Dhabi, une vision intégrée plaçant durablement la question de l'eau au cœur des priorités du développement mondial. Fin

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