BUDAPEST, 2 octobre (Xinhua) -- La Hongrie vient de signer son plus long contrat de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) avec l'entreprise française Engie, ce qui, selon les autorités, renforcera la sécurité énergétique à long terme du pays.
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a annoncé cet accord jeudi à Budapest, à la suite de la signature entre la compagnie publique MVM CEEnergy et une filiale du groupe français, Engie Energy Marketing Singapore. En vertu de cet accord, la Hongrie importera quatre milliards de mètres cubes de GNL entre 2028 et 2038, avec des livraisons annuelles de 400 millions de mètres cubes.
"Il s'agit du contrat de GNL le plus long de l'histoire de la Hongrie et il constituera un pilier important de notre sécurité énergétique dans les années à venir", a dit M. Szijjarto.
Le ministre a souligné que cet accord intervenait à un moment où les conflits et les crises mondiales ont perturbé les chaînes d'approvisionnement, fait grimper les prix et révélé les vulnérabilités des voies de transport. "Le principal problème est que, ces derniers temps, la question de l'approvisionnement en énergie a été entièrement politisée et transformée en une question idéologique", a-t-il noté.
Peter Szijjarto a souligné que son pays avait investi des centaines de millions d'euros ces dernières années pour développer les interconnexions avec six de ses sept pays voisins, élargissant ainsi ses options d'approvisionnement.
Il a également dit que cette diversification signifiait l'accès à de multiples sources et itinéraires et non l'abandon des accords existants. La Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés membres de l'Union européenne, restent fortement tributaires du pétrole et du gaz naturel russes.
Pour la Hongrie, la sécurité énergétique est liée à la souveraineté. "Nous insistons pour faire nos propres choix concernant les mesures nécessaires pour garantir l'approvisionnement énergétique de la Hongrie. Nous n'accepterons pas de pression extérieure, de coercition ou de primes de guerre supplémentaires dans ce domaine", a déclaré M. Szijjarto. Fin
