Nucléaire iranien: les négociateurs proches d'un accord, mais beaucoup reste à faire (SYNTHESE)
Publié le 2015-07-13 à 16:17 | french.xinhuanet.com
VIENNE, 13 juillet (Xinhua) -- Les pourparlers prolongés sur le nucléaire iranien entrent dans leur phase finale pour un accord historique, mais Téhéran estime qu'il y a encore du travail à faire pour parvenir à un traité global jusqu'à lundi.
Le gouvernement autrichien se préparait en tout cas à organiser une cérémonie pour la fin des négociations en cours à Vienne, où les journalistes seront invités, a-t-on indiqué dimanche de source diplomatique.
Avec l'arrivée du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, cette cérémonie possible est considérée comme un signe de la finalisation d'un accord global dans les prochaines heures.
Mais le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a averti dimanche qu'il y avait encore du travail à faire et qu'il n'y aurait "pas d'extension" des négociations.
"Nous avons encore du travail à faire demain", a déclaré M. Zarif aux journalistes depuis le balcon de son hôtel viennois. "Pas d'accord aujourd'hui."
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a pour sa part exprimé l'espoir que les pourparlers prendraient fin lundi avec un accord global. "J'espère, j'espère que nous sommes finalement entrés dans la dernière phase de cette négociation marathon", a-t-il dit.
L'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) négocient depuis près de deux semaines à Vienne pour parvenir un accord global sur la question nucléaire de l'Iran.
Suite à la présentation d'un accord-cadre à Lausanne (Suisse) en avril dernier, les parties envisageaient originellement de conclure un accord final avant le 30 juin. Comme certaines questions difficiles sont restées en suspens, elles ont reporté une première fois la date butoir au 7 juillet, puis à nouveau au 13 juillet.
Soupçonneux, les pays occidentaux cherchent à empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires sous couvert de son programme civil. En cas d'accord, ils devraient lever les sanctions économiques imposées au régime des mollahs ces dernières années.
Les pourparlers ont commencé en 2013, après l'élection de Hassan Rohani comme président de l'Iran, et un accord provisoire a été conclu en novembre 2013.
Les questions controversées sont notamment la mise en œuvre de la supervision de la communauté internationale sur le programme nucléaire de l'Iran et la progressivité de la levée des sanctions. En outre, de hauts responsables iraniens ont également affirmé que les capacités de défense et le programme de missiles du pays ne pouvaient être inclus dans les pourparlers.
Cependant, l'Occident a récemment identifié le programme de missiles de l'Iran comme un point de blocage dans ces négociations. Téhéran a réitéré sa position, à savoir que son programme de missiles était une question distincte.
Samedi, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré à Vienne que des questions difficiles demeuraient et qu'elles devaient encore être résolues.
Depuis Téhéran, M. Rohani a également déclaré que des discussions supplémentaires étaient encore nécessaires pour surmonter les obstacles subsistant. "Il pourrait apparaître à certains que nous avons atteint le sommet de la montagne. Eh bien, non. Il y a encore des mesures nécessaires à prendre", a-t-il indiqué, cité par l'agence de presse ISNA.
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