TEHERAN, 11 octobre (Xinhua) -- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche que les attaques américano-israéliennes contre les sites pétroliers, les installations énergétiques et les raffineries d'Iran au cours de la guerre de 40 jours avaient créé de graves risques environnementaux.
Comme l'a confirmé le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), les incendies et la combustion d'hydrocarbures provoqués par les frappes ont libéré des composés chimiques dangereux, a indiqué M. Araghchi lors de la conférence internationale "L'écocide, un crime de guerre silencieux" à Téhéran, selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères.
Le ministre a expliqué que les polluants libérés pouvaient voyager dans l'air et pénétrer dans le sol et l'eau, intégrant même la chaîne alimentaire, et que leur impact pouvait durer et s'étendre au-delà du moment et du lieu de l'attaque, d'après le communiqué.
M. Araghchi a également mis l'accent sur le bilan environnemental "profond et persistant" des attaques militaires à Gaza et au Liban, poursuit le document. En outre, l'Iran insiste sur le fait que le droit international ne doit pas fermer les yeux sur les destructions de l'environnement et les violations des droits humains fondamentaux perpétrées en temps de guerre, a-t-il ajouté.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes sur Téhéran et d'autres villes iraniennes. L'Iran a répliqué par des vagues d'attaques de drones et de missiles ciblant Israël et les bases et intérêts américains dans la région, et renforcé son emprise sur le détroit d'Ormuz.
Le 7 mars, des frappes américano-israéliennes ont touché des installations pétrolières à Téhéran et dans la province voisine d'Alborz, y mettant le feu. Le lendemain, de fortes précipitations ont exacerbé les dégâts environnementaux de l'attaque. Fin
