PARIS, 1er octobre (Xinhua) -- Le mouvement de contestation lycéen contre le manque de moyens dans l'éducation nationale s'est poursuivi jeudi en France, marqué par une extension des blocages et des dégradations.
Partie il y a quelques jours de plusieurs établissements de la banlieue parisienne, la contestation touche désormais l'ensemble du territoire. Selon le ministère de l'Intérieur, 356 établissements étaient perturbés ou bloqués en date de mercredi.
Jeudi, les tensions ont redoublé. A Nantes, le hall d'un lycée a été ravagé par les flammes lors d'un incendie d'origine "volontaire", selon la direction de l'établissement. Dans le même temps, les étudiants de plusieurs universités, à Paris mais également en province, se sont mis en grève par solidarité avec les lycéens.
Sur le terrain, les revendications sont diverses. Beaucoup de lycéens ont exprimé leur colère sur le non-remplacement des enseignants absents et la dégradation du bâti scolaire.
Les rassemblements ont donné lieu à d'importants débordements. D'après le ministère de l'Intéreur, pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées, tandis que 83 policiers et gendarmes ont été blessés.
Le ministère de l'Education nationale a recensé 119 blessés parmi les enseignants et les élèves depuis le début de la mobilisation. L'Inspection générale de la police nationale a été saisie de trois enquêtes autour d'agissements d'agents sur des blocages dans trois villes du pays.
Face à la dégradation de la situation, l'exécutif a appelé à l'apaisement et annoncé le lancement d'une "plateforme de concertation" pour que les lycéens puissent partager leurs revendications. Le Premier ministre Sébastien Lecornu devrait par ailleurs convoquer ce jeudi une cellule interministérielle de crise, d'après la presse française. Fin
