TEHERAN, 14 septembre (Xinhua) -- Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a condamné lundi la décision "injustifiée" de l'Autriche de refuser un visa au chef du programme nucléaire iranien et de l'empêcher de participer à une conférence de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne.
M. Baghaï a souligné que le gouvernement autrichien, en tant qu'hôte de l'événement, aurait dû délivrer des visas aux membres de la délégation iranienne conformément à ses obligations, lors de sa conférence de presse hebdomadaire dans la capitale iranienne.
Il a souligné que l'Iran avait convoqué le chargé d'affaires autrichien à Téhéran et avait explicitement transmis une protestation au gouvernement autrichien.
M. Baghaï a déclaré qu'ils portaient des accusations, adoptaient des résolutions et publiaient des rapports "incorrects" contre l'Iran, puis empêchaient les représentants iraniens de s'y rendre et de défendre leur pays, qualifiant ces actions de "contradictoires et comme étant une guerre dans les domaines diplomatique et juridique visant à empêcher la voix de l'Iran d'être entendue par les autres pays".
Il a insisté sur le fait que l'Iran utiliserait tous les outils à sa disposition pour empêcher la réalisation de cet objectif, ajoutant que le prétexte du gouvernement autrichien selon lequel il avait agi sous la pression des Etats-Unis ne le dégageait en rien de sa responsabilité en tant que gouvernement hôte.
L'agence de presse officielle iranienne IRIB a rapporté lundi que l'Autriche avait refusé un visa au président de l'Organisation de l'énergie atomique de l'Iran, Mohammad Eslami, qui devait prononcer un discours à la 70e session ordinaire de la Conférence générale de l'AIEA à Vienne plus tard dans la journée, citant comme raison l'"obstructionnisme" des Etats-Unis et de certains autres pays.
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté mercredi une résolution soumise par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et les Etats-Unis par 23 voix pour, trois contre et huit abstentions, demandant "au directeur général (de l'AIEA) de signaler" l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU et à l'Assemblée générale de l'ONU pour la prétendue "non-conformité" nucléaire du pays. Fin
