TEHERAN, 26 août (Xinhua) -- Le président iranien Massoud Pezeshkian a estimé mercredi que les Etats-Unis n'obtiendraient rien en exerçant des pressions économiques sur son pays.
Il a tenu ces propos lors d'une réunion organisée dans la capitale, Téhéran, afin d'examiner la situation actuelle des principaux indices monétaires, de change et financiers de l'Iran. Le ministre de l'Economie et des Finances, Ali Madanizadeh, le gouverneur de la banque centrale, Abdolnaser Hemmati, ainsi qu'un groupe d'économistes de renom ont assisté à cette réunion, selon un communiqué publié sur le site web de son cabinet.
Bien que l'Iran cherche à résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation, il restera, dans le même temps, ferme face aux pressions économiques, comme il l'a fait jusqu'à présent, a indiqué M. Pezeshkian.
Il s'est dit convaincu que les Etats-Unis n'obtiendront rien par leurs pressions économiques à ce stade, invoquant les préparatifs mis en place par les secteurs économiques de son gouvernement. Il a ajouté que cela s'apparenterait à la guerre des 40 jours, durant laquelle les forces armées et le peuple iraniens ont empêché l'adversaire d'atteindre ses objectifs grâce à leur courage et à leur soutien.
Au début du mois, le président américain Donald Trump a annoncé "l'opération économique la plus dévastatrice jamais menée" contre tout pays apportant un soutien vital à l'Iran. "Ce sera une Guerre Economique et un Isolement d'une ampleur sans précédent", a-t-il promis, qualifiant cette initiative de "JOUR J ECONOMIQUE".
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d'autres villes iraniennes. La République islamique a riposté par des vagues d'attaques de missiles et de drones visant Israël ainsi que les bases et les installations américaines dans la région.
Le 18 juin, les Etats-Unis et l'Iran ont signé un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts, y compris au Liban. Aux termes de ce protocole, les deux parties devaient mener des négociations dans un délai de 60 jours, qui a expiré le 17 août, afin de parvenir à un accord définitif, mais l'issue de ces pourparlers reste incertaine suite à l'escalade des tensions entre les deux pays le mois dernier. Fin
