WASHINGTON, 19 août (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de ce qu'il a qualifié d'"opération économique la plus dévastatrice jamais menée" contre tout pays qui viendrait en aide à l'Iran.
"Il s'agira d'une Guerre Economique et d'un Isolement d'une ampleur sans précédent", a-t-il dit sur son réseau Truth Social, accusant l'Iran de ne pas avoir saisi l'occasion de conclure un accord.
M. Trump a affirmé que la marine et l'aviation iraniennes étaient détruites, les usines militaires en ruines et la devise nationale sans valeur. Et d'estimer que l'Iran "ne tient plus qu'à un fil".
"Aujourd'hui, j'annonce également que TOUT pays qui autorisera ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses organismes publics à fournir une aide quelconque à l'Iran s'exposera lui-même à d'ENORMES Conséquences Economiques", a-t-il ajouté.
Donald Trump a expressément exigé l'arrêt immédiat de toutes les relations financières et commerciales. Affirmant qu'il s'agirait là d'un "JOUR J ECONOMIQUE", il a exhorté les alliés à se rallier à son pays pour "isoler et vaincre la menace iranienne".
Ces déclarations surviennent peu après que le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé que les Etats-Unis allaient appliquer à l'Iran des mesures "sans précédent". Il a ainsi dit le 13 août que son ministère avait ciblé "des comptes bancaires, des portefeuilles de cryptomonnaies et des actifs iraniens à travers le monde, coupant ainsi les flux financiers destinés tant aux dirigeants du régime qu'au gouvernement lui-même".
M. Bessent a souligné que Washington intensifiait ainsi sa campagne financière contre Téhéran, lancée après que M. Trump eut rétabli l'an dernier sa politique de "pression maximale", avant de la renforcer après le lancement d'opérations militaires contre l'Iran le 28 février dernier.
Les Etats-Unis et l'Iran restent en désaccord sur le détroit d'Ormuz et les conditions de règlement du conflit, l'avenir des pourparlers étant incertain après l'expiration, lundi, de la période de négociation de 60 jours prévue par un protocole d'accord. Fin
