SANAA,15 août (Xinhua) -- Le groupe houthi yéménite a déclaré samedi que les forces saoudiennes avaient lancé des "frappes d'artillerie et de missiles" sur des zones le long de la frontière nord du Yémen, dans la province de Saada, alors que les tensions entre les deux camps continuent de s'intensifier.
Selon la chaîne de télévision Al-Masirah, affiliée au groupe, des "tirs d'artillerie saoudiens" avaient visé le district d'Al-Dhaher, dans la province septentrionale de Saada, un bastion houthiste situé à la frontière avec l'Arabie saoudite. Par ailleurs, de violents "tirs de missiles" ont frappé la région de Bani Sayyah, dans le district frontalier de Razih (Saada), endommageant des terres agricoles appartenant à des habitants de la région.
Aucune victime n'a été immédiatement signalée, et les autorités saoudiennes n'ont pas fait de commentaire dans l'immédiat.
Ces bombardements ont eu lieu au lendemain d'une attaque par drone revendiquée par les Houthis contre une installation appartenant à la compagnie pétrolière nationale saoudienne Aramco, dans la région méridionale de Najran. Le groupe houthi a déclaré que cette frappe constituait une riposte à une incursion présumée d'avions de combat saoudiens dans l'espace aérien de Saada.
Les tensions se sont fortement accrues depuis le 20 juillet, date à laquelle les Houthis ont annoncé une interdiction maritime de la navigation saoudienne, invoquant un prétendu blocus saoudien des zones contrôlées par les Houthis, une accusation que Riyad rejette.
Depuis lors, les Houthis ont revendiqué une série d'attaques contre des pétroliers, des installations énergétiques et des aéroports saoudiens, tout en intensifiant leurs frappes de missiles et de drones sur les zones contrôlées par le gouvernement au Yémen.
Le pays est en proie à un conflit depuis fin 2014, date à laquelle les Houthis se sont emparés de la capitale, Sanaa, et d'une grande partie du nord du pays, ce qui a conduit une coalition menée par l'Arabie saoudite à intervenir l'année suivante pour soutenir le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.
Une trêve négociée par les Nations unies (ONU), entrée en vigueur en avril 2022, a expiré six mois plus tard sans prolongation officielle, mais un fragile cessez-le-feu de facto avait largement permis de contenir les hostilités directes entre l'Arabie saoudite et les Houthis jusqu'à la récente escalade. Fin
