
(Mustafa Kaya/Distribution via Xinhua)
ANKARA, 10 août (Xinhua) -- Le parlement turc a adopté lundi un cadre juridique visant à mettre en œuvre le désarmement et la réintégration des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une étape clé en vue de mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies.
Sur les 562 députés présents, 468 ont voté pour, 88 contre et six se sont abstenus. Le vote a eu lieu après près de dix heures de débat, ce qui atteste de la nature politiquement sensible de cette initiative.
Le projet de loi, déposé au début du mois, a reçu l'aval de la coalition au pouvoir du président turc Recep Tayyip Erdogan, et a été soutenu par le parti pro-kurde DEM et par d'autres groupes d'opposition.
Le gouvernement a déclaré que cette législation visait à faciliter le processus de désarmement plutôt qu'à accorder une amnistie générale.
Le texte autorise les membres du PKK de rang inférieur et n'ayant pas été impliqués dans des meurtres ou d'autres crimes graves à rentrer en Turquie depuis le nord de l'Irak dans des conditions juridiques définies. Sont exclus de l'initiative le fondateur emprisonné du PKK Abdullah Öcalan, ainsi que les hauts responsables du PKK et les individus purgeant des peines de réclusion à perpétuité aggravée.
Le conflit entre le PKK et l'Etat turc, qui a débuté en 1984, a fait plus de 40.000 morts, selon des estimations fréquemment avancées.
En mai 2025, le PKK a annoncé sa décision de rendre les armes et de se dissoudre après que M. Öcalan a appelé à mettre fin à la lutte armée. Fin
