PARIS, 30 juillet (Xinhua) -- Le produit intérieur brut (PIB) français en volume a rebondi de 0,2% au deuxième trimestre 2026, après avoir reculé de 0,1% au premier trimestre, selon une première estimation publiée jeudi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Interrogé le même jour sur France Inter, Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances, a salué "une bonne nouvelle", estimant que ce chiffre témoignait de la résilience de l'économie française face aux "vents contraires".
La demande intérieure finale hors stocks est repartie à la hausse, contribuant à l'évolution du PIB à hauteur de 0,1 point au deuxième trimestre, après une contribution de -0,2 point au trimestre précédent.
La consommation des ménages a légèrement augmenté de 0,2%, notamment sous l'effet de la progression des achats de voitures électriques et hybrides.
Les exportations ont rebondi de 2,6%, après une baisse de 3,1% au premier trimestre. Ce redressement s'explique notamment par l'accélération des livraisons aéronautiques, retardées en début d'année. Les importations ont, de leur côté, progressé de 0,8%. Au total, le commerce extérieur a contribué à hauteur de 0,6 point à la croissance du PIB.
Parallèlement, la production dans l'industrie manufacturière a nettement ralenti, progressant de seulement 0,1% au deuxième trimestre, après une hausse de 0,5% au premier trimestre. La production automobile a reculé pour le quatrième trimestre d'affilée, enregistrant une baisse de 3,6% sur la période.
Début juillet, le gouvernement français avait abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 0,9% à 0,7%.
Cité par le quotidien économique français Les Echos, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à l'institut Rexecode, a estimé que l'objectif de 0,7% restait atteignable, sauf en cas de nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient, qui pourrait accentuer les pressions à la baisse sur l'économie française. Fin
