TEHERAN, 16 juillet (Xinhua) -- Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué mercredi l'ambassadeur britannique à Téhéran, Hugo Shorter, suite à la décision du gouvernement britannique de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme une menace pour la sécurité nationale.
Alireza Yousefi, directeur général chargé de l'Europe occidentale au sein du ministère, qui a convoqué l'envoyé britannique, a fait part de la vive protestation de Téhéran contre cette mesure "hostile", a indiqué le ministère dans un communiqué.
M. Yousefi a vivement critiqué les récentes remarques "inappropriées" anti-iraniennes tenues par la ministre britannique de la Sécurité, Angela Eagle, lors d'un discours devant le Parlement, soulignant que la formulation d'allégations "sans fondement" à l'encontre du CGRI constituait une "démarche irresponsable et en contradiction avec les engagements internationaux du gouvernement britannique ainsi qu'avec les principes fondamentaux régissant les relations entre les Etats".
Le Royaume-Uni a "identifié des activités liées au CGRI impliquant des menaces contre la vie et des actes d'intimidation sur le sol britannique", a déclaré Mme Eagle dans un communiqué.
M. Yousefi a averti que toute législation hostile visant l'Iran ou ses institutions se heurterait à une réponse "décisive et réciproque" de la part du pays.
Le gouvernement britannique a annoncé lundi qu'il s'apprêtait à désigner le CGRI et deux autres organisations comme des menaces pour la sécurité nationale.
Si cette mesure est approuvée par le Parlement, ces organisations deviendront les premières à être désignées en vertu de la loi de 2026 sur la sécurité nationale (menaces d'Etats), selon la déclaration de Mme Eagle.
Cette désignation ferait de tout soutien ou de toute aide apportés à ces organisations dans le cadre d'activités liées au Royaume-Uni, ou de tout avantage matériel reçu sciemment de leur part, une infraction pénale. Certaines infractions pourraient être passibles d'une peine maximale d'emprisonnement à perpétuité.
Le CGRI a déjà fait l'objet de sanctions globales de la part du Royaume-Uni. Fin
