Par leurs consultations et opérations gratuites, des ophtalmologistes chinois rendent l'espoir et la vue à des centaines de Burundais souffrant de la cataracte.
BUJUMBURA, 2 juin (Xinhua) -- Au Centre ophtalmologique Bonne action LACAN à Bujumbura, la capitale économique du Burundi, Béatrice Yamina, 35 ans, a bénéficié ces derniers jours d'une consultation de suivi après son opération de la cataracte, réalisée par des ophtalmologues venus du Qinghai, une province du nord-ouest de la Chine.
"J'exprime ma sincère gratitude envers les médecins chinois qui sont venus nous aider grâce à cette intervention chirurgicale", confie cette femme, qui est en train de recouvrer la vue perdue en raison d'une cataracte ayant évolué rapidement après la découverte de son diabète.
Une émotion partagée par beaucoup de ses compatriotes souffrant dans le noir. Dans le cadre de la campagne "Marche vers la lumière", des ophtalmologues venus du Qinghai, accompagnés de leurs confrères de la 24e équipe médicale chinoise, également originaires du Qinghai et déjà présents sur place pour une mission de deux ans, consultent et opèrent depuis le 19 mai au Centre Bonne action LACAN, ainsi qu'à l'hôpital Prince Régent Charles, pour les aider à retrouver la vue.
De longues heures d'ensoleillement et de forts rayons ultraviolets, combinés au faible niveau des soins médicaux, font de la cataracte l'une des causes de cécité dans ce pays situé près de l'équateur.
"De nombreux patients tardent à se faire soigner et leur état s'aggrave", a noté Wu Juan, l'une des ophtalmologues chinoises. "Beaucoup d'entre eux ont même atteint le stade le plus grave de la cataracte".
Selon Liu Gang, chef de la 24e équipe médicale chinoise au Burundi, d'ici la fin de la campagne, prévue le 4 juin, plus de 300 Burundais souffrant de la cataracte auront pu bénéficier gratuitement d'une intervention chirurgicale.
Il s'agit de la troisième édition de la campagne "Marche vers la lumière" des ophtalmologues chinois réalisée au Burundi en vertu d'un accord gouvernemental signé en 2016.
Li Xinzhang, auparavant chef de la 20e équipe médicale chinoise au Burundi, actuel directeur de l'hôpital de la Croix-Rouge du Qinghai, confie être "submergé par l'émotion" de revenir dans ce pays dans le cadre de cette campagne. "Chaque fois que je vois le regard d'espoir et d'attente sur le visage des patients ici, une seule pensée m'habite : soigner le plus grand nombre possible de malades afin de leur redonner la santé et l'espoir d'un avenir meilleur", a-t-il dit.
"Cette campagne a été très bien organisée, avec une équipe complète de chirurgiens bien formés et des infirmiers parfaitement préparés", s'est félicitée Nishimwe Anodine Daliko, cheffe du service d'ophtalmologie à l'hôpital Prince Régent Charles.
Elle a également souligné que les médecins chinois partageaient leurs connaissances avec leurs collègues locaux. "Cela nous aide à progresser, afin qu'après leur départ, nous puissions continuer à bien prendre soin des patients".
