Les actions de la France dans la détention du navire russe Tagor violent le droit international, et Moscou exige que Paris fournisse des informations complètes sur cette demarche, a déclaré mardi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
MOSCOU, 2 juin (Xinhua) -- Les actions de la France dans la détention du navire russe Tagor violent le droit international, et Moscou exige que Paris fournisse des informations complètes sur cette demarche, a déclaré mardi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
"L'ambassade de Russie en France a exigé que Paris fournisse tous les détails sur les circonstances entourant cette détention et prenne des mesures complètes pour protéger les ressortissants russes parmi l'équipage", a-t-elle annoncé, qualifiant cette détention d'autre exemple du nihilisme juridique européen et de la réécriture des normes juridiques internationales pour les adapter à ses propres besoins.
Les autorités françaises ont mal interprété l'article 110 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, qui permet à un navire de guerre d'inspecter un navire étranger dans les eaux internationales s'il est apatride, mais ne l'autorise pas à l'escorter jusqu'au port de l'Etat de ce navire de guerre, a-t-elle ajouté.
Le 31 mai, un navire de guerre français a intercepté le Tagor à 400 km des côtes françaises, dans les eaux internationales, alléguant que le navire naviguait depuis Mourmansk, en Russie, sous un faux pavillon.
