TEHERAN, 23 mai (Xinhua) -- Massoud Pezeshkian, le président iranien, a déclaré samedi que son pays cherchait à sauvegarder ses intérêts nationaux et restait très prudent dans les négociations avec les Etats-Unis.
Selon un communiqué de la présidence, le chef de l'Etat iranien a cité, lors d'une rencontre avec Asim Munir, le chef de l'armée pakistanaise en visite, les violations répétées des engagements de Washington, les attaques contre l'Iran au cours des négociations et les assassinats ciblés de ses responsables comme étant la base de la méfiance généralisée du public.
Dans de telles circonstances, a noté M. Pezeshkian, l'Iran a poursuivi les négociations en s'appuyant sur ses "relations fraternelles" avec des pays amis, dont le Pakistan, "mais notre objectif principal consiste uniquement à sauvegarder les intérêts de la nation iranienne par des solutions appropriées".
"Nous cherchons simplement à sauvegarder les droits légaux et légitimes de notre peuple, mais notre histoire et notre expérience des négociations avec les Etats-Unis nous incitent à faire preuve de la plus grande prudence", a ajouté le président iranien.
La guerre, a souligné M. Pezeshkian, n'a jamais été dans l'intérêt de personne et ne fera qu'entraîner des pertes dans la région et plus largement dans le monde.
Arrivé à Téhéran vendredi soir, M. Munir a de son côté réaffirmé lors de la réunion son engagement en faveur de la stabilité régionale, salué les progrès réalisés dans les négociations et exprimé l'espoir qu'ils aboutiront à des résultats favorables pour l'Iran et les Etats de la région.
Parallèlement, l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars a noté samedi que si Washington ne faisait pas preuve de souplesse, les pourparlers de paix avec Téhéran seraient voués à l'échec.
Selon l'agence Fars, citant une source bien informée proche de l'équipe de négociation iranienne, Téhéran insiste pour ne pas discuter de son programme nucléaire à ce stade, obtenir la libération de ses avoirs gelés avant les négociations et poursuivre son contrôle et sa gestion du détroit d'Ormuz.
Aucune négociation n'aura lieu si ces trois questions de désaccord sérieuses restantes ne sont pas résolues, a averti la source. Fin
