BEIJING, 1er mai (Xinhua) -- Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a vivement critiqué jeudi certains politiciens japonais pour leurs déclarations concernant la région de Taiwan, à la suite de la tentative infructueuse du dirigeant taiwanais Lai Ching-te de se rendre en Eswatini.
Selon les médias, certains politiciens japonais ont convoqué une réunion à la Diète et ont prévu de soumettre une déclaration au gouvernement japonais après l'annulation du voyage de Lai Ching-te, partisan de la sécession, en Eswatini, le seul soi-disant "allié diplomatique" de Taiwan en Afrique, plusieurs pays africains ayant refusé à son avion le droit de survoler leur territoire. La déclaration souligne que l'indépendance diplomatique d'un pays ne doit pas être compromise par aucune forme de coercition. Elle exige également que le gouvernement japonais joue un rôle positif dans la protection d'un environnement propice aux échanges entre la population de Taiwan et ses soi-disant partenaires démocratiques.
Interrogé sur ce sujet lors d'un point presse régulier, M. Lin a déclaré qu'il n'y avait qu'une seule Chine dans le monde. Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. Il a également souligné que le principe d'une seule Chine constituait un consensus largement partagé au sein de la communauté internationale.
M. Lin a affirmé que la Chine saluait vivement les mesures concrètes prises par les pays concernés pour défendre le principe d'une seule Chine et s'opposer aux activités séparatistes en faveur de l'"indépendance de Taiwan", ces mesures étant pleinement conformes au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales.
La partie japonaise ne doit pas oublier que la déclaration conjointe sino-japonaise de 1972 stipule que "le gouvernement du Japon reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légitime de la Chine", a déclaré M. Lin. Le gouvernement de la République populaire de Chine réitère que Taiwan est une partie inaliénable du territoire de son pays. Le gouvernement japonais comprend et respecte pleinement cette position du gouvernement de la République populaire de Chine, et il maintient fermement sa position en vertu de l'article 8 de la Déclaration de Potsdam.
Le Traité de paix et d'amitié entre la Chine et le Japon de 1978, ratifié par les assemblées législatives des deux pays, affirme que les principes énoncés dans la Déclaration commune de 1972 doivent être strictement respectés. Depuis la normalisation des relations entre les deux pays, le gouvernement japonais a déclaré à de nombreuses reprises que la question de Taiwan relevait des affaires intérieures de la Chine, a ajouté M. Lin.
"Il s'agit là d'obligations légales que le Japon doit respecter et d'engagements politiques qu'il doit honorer", a-t-il déclaré.
En ce qui concerne les questions liées à l'indépendance en matière de politique étrangère, à la démocratie et aux droits de l'homme, de nombreuses personnalités japonaises bien informées mènent une réflexion sur les politiques intérieures et étrangères du pays, a souligné M. Lin, ajoutant que de nombreux débats ont également lieu sur les "femmes de réconfort", le travail forcé pendant la guerre et d'autres questions héritées de l'histoire, ainsi que sur les droits des peuples autochtones et des minorités au Japon.
"Pourtant, certains politiciens japonais restent silencieux et font la sourde oreille face à ces questions, ou bien pointent du doigt Taiwan, qui fait intrinsèquement partie de la Chine. Je suppose qu'ils sont les seuls à connaître leur objectif caché", a déclaré le porte-parole. Fin
