L'Europe a subi en 2025 des extrêmes climatiques records ou quasi-records, avec l'intensification des vagues de chaleur, des incendies de forêt, de la chaleur marine et de la fonte des glaces sur l'ensemble du continent, selon un rapport publié mercredi par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
GENEVE, 29 avril (Xinhua) -- L'Europe a subi en 2025 des extrêmes climatiques records ou quasi-records, avec l'intensification des vagues de chaleur, des incendies de forêt, de la chaleur marine et de la fonte des glaces sur l'ensemble du continent, selon un rapport publié mercredi par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
D'après ce Rapport sur l'état du climat en Europe en 2025, au moins 95% du continent a enregistré des températures annuelles supérieures à la moyenne, alors que des vagues de chaleur prolongée se sont étendues de la Méditerranée jusqu'au cercle arctique.
En 2025, l'Europe a connu sa deuxième vague de chaleur la plus sévère jamais enregistrée, tandis que la Fennoscandie subarctique a subi en juillet une vague de chaleur de 21 jours, la plus longue et la plus sévère jamais enregistrée dans cette région, relève le rapport.
Les températures proches du cercle arctique et à l'intérieur de celui-ci ont dépassé les 30°C, ajoute le rapport.
Ces résultats sont cohérents avec les données plus larges du C3S, selon lesquelles 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée à l'échelle mondiale. Pour l'Europe, les classements varient selon les ensembles de données et les domaines géographiques : 2025 a été évaluée comme l'année la plus chaude jamais enregistrée pour le domaine de la Région VI de l'OMM, et comme la deuxième ou la troisième plus chaude pour le domaine européen du C3S.
Les conditions chaudes et sèches ont contribué à une activité record de feux de forêt en Europe. Une superficie record d'environ 1.034.000 hectares, soit 10.340 km², a brûlé en 2025, soit une superficie supérieure à celle de Chypre. Les émissions dues aux incendies de forêt en Europe ont atteint leur niveau le plus élevé jamais enregistré, l'Espagne ayant été à l'origine d'environ la moitié de ces émissions.
Les mers européennes ont également continué à se réchauffer. Le rapport précise qu'en 2025, la région océanique européenne a connu la température annuelle de surface de la mer la plus élevée jamais enregistrée, marquant ainsi la quatrième année consécutive de chaleur record.
Les vagues de chaleur marine ont été très répandues en 2025, touchant 86% de la région océanique de l'Europe. Elles étaient également plus intenses, 36% de la région connaissant des conditions "sévères" ou "extrêmes", soit la proportion la plus élevée jamais enregistrée, toujours selon le rapport.
Des températures supérieures à la moyenne et des précipitations inférieures à la moyenne ont entraîné une perte importante de la couverture de neige et de glace. En mars 2025, la surface enneigée en Europe était inférieure à la moyenne d'environ 1,32 million de km² (-31%), soit l'équivalent de la surface combinée de la France, de l'Italie, de l'Allemagne, de la Suisse et de l'Autriche. Il s'agit de la troisième étendue de neige la plus faible depuis le début des relevés en 1983.
Les glaciers ont également subi une perte nette de masse, l'Islande enregistrant la deuxième perte de masse glaciaire la plus importante jamais enregistrée. En outre, l'inlandsis groenlandais a perdu 139 gigatonnes de glace, soit environ 1,5 fois le volume stocké dans tous les glaciers des Alpes européennes.
Les nombreux événements extrêmes survenus en 2025, notamment les sécheresses, les incendies de forêt et les vagues de chaleur terrestres et marines, ont eu des répercussions sur la biodiversité des écosystèmes marins et terrestres, avertit le rapport.
