SHANGHAI, 25 avril (Xinhua) -- La Société chinoise de droit international a publié samedi une déclaration appelant au respect du droit international et s'opposant à l'usage illégal de la force.
Cette déclaration indique qu'au cours des derniers mois, de graves cas de recours illégal à la force ont été observés en Amérique latine et au Moyen-Orient. Elle condamne solennellement les actes illégaux commis par les Etats-Unis et Israël, et estime qu'il est nécessaire de réaffirmer l'impératif du respect de la Charte des Nations unies (la Charte) et du droit international afin de préserver efficacement la paix et la sécurité internationales.
La déclaration ajoute que la Charte constitue la pierre angulaire juridique de l'ordre international d'après-guerre. L'article 2, paragraphe 4, de la Charte établit le principe fondamental du droit international interdisant le recours à la force : "Tous les Membres s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies." Le terme "intégrité territoriale" signifie "l'inviolabilité du territoire". La Charte ne prévoit expressément que deux exceptions à cette interdiction du recours à la force : les actions autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies en vertu du chapitre VII de la Charte et l'exercice du droit naturel de légitime défense des Etats visé à l'article 51 de la Charte.
La déclaration indique que le 3 janvier dernier, les Etats-Unis ont lancé de manière flagrante une frappe militaire contre le Venezuela, ont enlevé de force le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, et les ont emmenés aux Etats-Unis. Cette opération militaire américaine n'a aucune justification légale. Elle viole gravement le principe interdisant le recours à la force, porte gravement atteinte à la souveraineté territoriale du Venezuela et enfreint de manière flagrante la règle du droit international relative à l'inviolabilité personnelle et à l'immunité des chefs d'Etat. Elle a brutalement bafoué le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales et doit être rectifiée dès que possible.
La déclaration a en outre souligné que le 28 février de cette année, les Etats-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires à grande échelle contre l'Iran. Le conflit armé au Moyen-Orient se poursuit à ce jour. Les frappes aériennes conjointes menées par les Etats-Unis et Israël ont visé plusieurs villes et régions, dont la capitale Téhéran. Ces actions constituent un recours à la force interdit par le droit international, équivalent à une attaque armée contre l'Iran et à une invasion de ce pays, et violent la règle du droit international relative à l'inviolabilité personnelle des chefs d'Etat. Le recours à la force par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran n'a aucun fondement en droit international ; il s'agit d'un acte illégal grave qui doit cesser immédiatement. En outre, les attaques contre des civils et des biens de caractère civil iraniens, notamment des écoles, des hôpitaux et des installations énergétiques, constituent également une grave violation du droit international humanitaire.
La déclaration appelle tous les Etats, en particulier les grandes puissances ayant des responsabilités et une influence particulières dans les affaires internationales, à respecter le droit international, à mettre en œuvre l'état de droit international et à régler pacifiquement les différends internationaux. Elle appelle tous les Etats à s'opposer résolument à l'usage illégal de la force dans les relations internationales, à maintenir la paix et la sécurité internationales et à promouvoir la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité. Fin
