TAIYUAN, 20 avril (Xinhua) -- Dans une salle opératoire d'un hôpital de Djibouti, une intervention chirurgicale novatrice a récemment marqué une étape importante pour les capacités médicales du pays.
Li Jingjing, membre de la 24e mission médicale chinoise à Djibouti, a réalisé avec succès la première néphrectomie laparoscopique rétropéritonéale du pays, en retirant un rein non fonctionnel rempli de calculs à un patient âgé de 62 ans.
Cette intervention a non seulement soulagé les souffrances de longue date du patient, mais a également comblé une lacune critique dans le domaine de la chirurgie urologique à Djibouti.
"Cette opération représente bien plus qu'un simple succès", déclare Liang Xingyu, chef de la mission médicale chinoise. "Elle démontre notre volonté de transmettre des techniques durables et de venir en aide à davantage de patients locaux."
Malgré les défis techniques posés par un espace opératoire restreint et une anatomie complexe, l'équipe chinoise a mené à bien l'intervention en seulement une heure, avec un saignement minimal, s'attirant ainsi les éloges du personnel médical local.
Cette intervention est un exemple de la manière dont la mission médicale chinoise contribue à relever les défis sanitaires à Djibouti, où les ressources médicales restent limitées.
Composée de 12 membres issus de neuf disciplines clés, la 24e mission médicale chinoise fournit des services de diagnostic et de traitement dans les hôpitaux de Djibouti.
"Outre les soins courants, nous avons mis en place dix nouvelles technologies médicales et réalisé des interventions chirurgicales complexes dans des conditions difficiles", note M. Liang, soulignant que le soutien à distance apporté par des institutions chinoises a également renforcé leur action.
Au-delà des soins à l'hôpital, l'équipe se rend régulièrement dans des régions reculées où l'accès aux soins de santé est encore plus limité.
Au début de l'année, l'équipe a parcouru près de 100 km à travers le désert pour se rendre à Ali Sabieh afin d'y mener un programme de soins médicaux gratuits de trois jours, au cours duquel près de 500 patients ont été soignés.
Les habitants ont réservé un accueil chaleureux à l'équipe. Certains patients ont parcouru de longues distances, venant même de l'Ethiopie voisine, pour se faire soigner.
"Les médecins chinois jouissent d'une grande confiance ici", indique M. Liang. "Beaucoup de gens souffrent depuis longtemps de pathologies non traitées et attendent avec impatience de bénéficier de soins professionnels."
La médecine traditionnelle chinoise a également gagné en popularité au sein des communautés locales. Sur les sites de consultation, les patients font souvent la queue pour bénéficier de séances d'acupuncture et de ventouses, largement reconnues pour leur efficacité dans le soulagement des douleurs chroniques.
Au fil des ans, la mission médicale chinoise a tissé des liens solides avec les communautés locales. "Certains moments, tels que le sourire d'un patient, une poignée de main, ou même un simple 'merci' en chinois, reflètent l'amitié grandissante entre nos peuples", se réjouit M. Liang.
La province du Shanxi, d'où provient cette mission médicale, assure des missions d'aide à l'étranger depuis 1975. Elle a dépêché au total 73 équipes médicales comptant 1.521 membres au Cameroun, au Togo et à Djibouti.
Selon M. Liang, la clé de cette reconnaissance durable réside non seulement dans l'expertise médicale, mais aussi dans un engagement à long terme et dans la confiance.
"Nous soignons les patients comme des membres de notre famille et prenons nos responsabilités très au sérieux", précise-t-il. "C'est ce sens du devoir qui permet d'instaurer une confiance durable."
A l'avenir, les médecins chinois prévoient d'étendre ces services de proximité à des zones plus reculées, d'introduire de nouvelles technologies médicales et de poursuivre la formation du personnel de santé local.
"Pour nous, la construction d'une communauté mondiale de santé n'est pas seulement un concept", déclare M. Liang. "Elle se reflète dans chaque consultation et dans chaque opération chirurgicale". Fin
