BAGDAD, 11 avril (Xinhua) -- Le Parlement irakien a élu samedi l'ancien ministre de l'Environnement Nizar Amedi à la présidence, à l'issue d'un scrutin décisif qui s'est tenu dans la capitale, Bagdad.
Le président du Parlement, Haibet al-Halbousi, a officiellement annoncé la victoire de M. Amedi après que celui-ci a obtenu 227 voix lors du second tour. A la suite de cette annonce, le président élu a prêté serment conformément à la Constitution.
Cette séance décisive a réuni environ 250 députés sur les 329 sièges que compte le Parlement, dépassant ainsi le quorum constitutionnel de 220 membres requis pour l'élection présidentielle.
Selon la retransmission télévisée de la séance, M. Amedi, candidat de l'Union patriotique du Kurdistan (PUK), est arrivé en tête du premier tour avec 208 voix, alors que ses principaux concurrents, Muthanna Amin, de l'Union islamique du Kurdistan, et l'actuel ministre des Affaires étrangères, Fuad Hussein, n'ont respectivement obtenu que 17 et 16 voix.
L'élection s'est poursuivie par un second tour opposant MM. Amedi et Amin, aucun candidat n'ayant obtenu la majorité des deux tiers lors du premier tour.
M. Amedi, chef du Bureau politique du PUK à Bagdad, a précédemment occupé le poste de ministre irakien de l'Environnement de 2022 à 2024 et a été conseiller auprès d'anciens présidents irakiens.
Conformément à la Constitution irakienne, le président récemment élu dispose de 15 jours pour désigner le chef du plus grand groupe parlementaire comme Premier ministre désigné. Le candidat désigné aura alors 30 jours pour former un nouveau gouvernement et solliciter un vote de confiance.
L'Irak a organisé des élections législatives en novembre dernier. Ce scrutin met fin à une longue période d'impasse politique. L'élection du nouveau président avait été bloquée en raison d'un manque de consensus entre les principaux partis kurdes et de l'incapacité à atteindre le quorum parlementaire requis des deux tiers lors des tentatives précédentes.
Dans le cadre du système de partage du pouvoir mis en place en Irak après 2003, la présidence est réservée à un Kurde, tandis que le président du Parlement est un sunnite et le Premier ministre un chiite. Fin
