JERUSALEM, 12 avril (Xinhua) -- Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s'est rendu dimanche dans l'enceinte de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem-Est, malgré les condamnations répétées des pays arabes.
"Aujourd'hui, je me sens comme le propriétaire des lieux", a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par son cabinet.
Cette visite intervient environ une semaine après une apparition similaire de ce ministre d'extrême droite, favorable à la colonisation, et dans un contexte de tensions régionales accrues. Ses visites répétées sur ce site contesté ont souvent déclenché des protestations diplomatiques et des avertissements selon lesquels elles pourraient attiser la violence.
En vertu d'un statu quo en vigueur depuis des décennies, les Juifs sont autorisés à visiter l'enceinte située au sommet de la colline, mais ne sont pas autorisés à y prier. Le site est administré par une fondation islamique jordanienne, connue sous le nom de Waqf de Jérusalem. Les musulmans considèrent Al-Aqsa comme le troisième lieu saint de l'islam, tandis que les Juifs vénèrent cette zone comme le Mont du Temple, qu'ils estiment être l'emplacement de deux anciens temples juifs.
M. Ben-Gvir a appelé à plusieurs reprises à autoriser la prière juive dans l'enceinte, une position largement considérée comme remettant en cause le statu quo. Ses détracteurs, notamment les gouvernements arabes et les dirigeants palestiniens, affirment que de telles initiatives risquent d'aggraver encore les tensions sur l'un des sites religieux les plus sensibles de la région. Fin
