KINSHASA, 2 avril (Xinhua) -- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé jeudi la fin de l'épidémie de mpox en tant qu'urgence nationale, après plusieurs années d'efforts de riposte, ont indiqué les autorités sanitaires.
L'annonce a été faite lors d'une cérémonie officielle à Kinshasa en présence de responsables gouvernementaux, d'experts de la santé et de partenaires internationaux.
Le ministre de la Santé publique, Samuel-Roger Kamba, a déclaré que la maîtrise de l'épidémie résultait de l'apprentissage des précédentes crises sanitaires, notamment de l'épidémie d'Ebola.
Il a souligné que le pays avait dû faire face simultanément à plusieurs épidémies, dont le mpox, le choléra et Ebola.
"Nous n'avons pas encore éradiqué le virus, mais nous avons fini l'épidémie", a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de maintenir la surveillance et la préparation afin de prévenir toute résurgence.
Selon l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), entre la première semaine de 2024 et la deuxième semaine de 2026, plus de 80.000 échantillons ont été testés, avec plus de 34.000 cas confirmés en laboratoire et plus de 2.200 décès signalés.
La RDC avait signalé une épidémie de mpox en décembre 2022. L'Organisation mondiale de la Santé avait classé le mpox comme "urgence de santé publique de portée internationale" en août 2024, avant de lever ce statut pour l'Afrique en septembre 2025.
Le mpox a été détecté pour la première fois chez des singes de laboratoire en 1958. Il s'agit d'une maladie virale rare qui se transmet généralement par les fluides corporels, les gouttelettes respiratoires et les matériaux contaminés. L'infection provoque souvent de la fièvre, des éruptions cutanées et un gonflement des ganglions lymphatiques. Fin
