COTONOU, 28 mars (Xinhua) -- Le gouvernement béninois a salué vendredi l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU le 25 mars 2026 d'une résolution déclarant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage comme le crime le plus grave contre l'humanité, ce que lui-même a qualifié de "crime d'une extrême gravité contre l'humanité", selon un communiqué du ministère béninois des Affaires étrangères parvenu à Xinhua tard dans la nuit de vendredi.
"Le Bénin, cosponsor de cette résolution historique, réaffirme solennellement son soutien plein et entier à cet acte de justice mémorielle", indique le communiqué.
Nation héritière d'une mémoire vive et douloureuse, terre de départ de millions d'hommes, de femmes et d'enfants africains arrachés à leur dignité, explique le même communiqué, "le Bénin a toujours placé la reconnaissance de ce crime au cœur de son identité. La traite transatlantique et l'esclavage racialisé des Africains constituent une violation profonde de la dignité humaine. Les nommer pour ce qu'ils sont est un devoir de vérité. Les réparer est une exigence de justice".
Selon le même texte, cette conviction, le Bénin ne se contente pas de l'affirmer, il la traduit en actes.
"En juillet 2024, il a adopté une loi accordant la nationalité béninoise aux personnes d'ascendance africaine, ouvrant ainsi à de nombreux afrodescendants la voie d'une reconnaissance concrète de leurs racines", souligne le même document, ajoutant que le Bénin demeure résolu à porter, dans toutes les enceintes multilatérales, la voix des peuples africains et afrodescendants, et à œuvrer pour que la mémoire de la traite transatlantique ne tombe pas dans les banalités de l'histoire, afin que plus jamais l'humanité ne connaisse une telle horreur. Fin
