CHENGDU, 25 février (Xinhua) -- "Les lanternes ici sont magnifiques ! Ma préférée est celle de Kunpeng, longue de cent mètres. C'est vraiment une expérience merveilleuse et inoubliable", a lancé Romain Boubert, 24 ans, étudiant français à l'Université du Sichuan, qui tenait son téléphone portable en l'air et prenait des photos sans discontinuer à Zigong, dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest).
Comme la plupart des étudiants étrangers, M. Boubert a choisi de rester en Chine pour le Nouvel An chinois. Avec ses amis, il a admiré les lanternes et exploré les villes historiques, s'imprégnant de l'ambiance festive de la fête traditionnelle chinoise.
Issue d'une tradition de la dynastie Tang, la fête des lanternes de Zigong a été inscrite au patrimoine culturel immatériel national. Cette année, onze lanternes géantes et plus de deux cents compositions plus petites illuminaient le ciel nocturne. "J'ai pu admirer ici les lanternes les plus raffinées au monde, comme si j'avais été transporté dans un royaume féérique ancien et mystique", a déclaré M. Boubert.
En se rendant dans le vieux bourg d'Enyang, M. Boubert a été attiré par les anciennes rues et les activités folkloriques variées, dont l'opéra du Sichuan. Passionné de peinture, il a immortalisé son voyage à travers des croquis réalisés au fur et à mesure de sa promenade, partageant cette expérience unique sur les réseaux sociaux.
Là où d'autres apprécient les beaux paysages avec les yeux, la jeune Indonésienne Fadila Wina Bulan Astari a célébré la fête du Printemps en savourant des plats traditionnels du Sichuan. Cette étudiante de l'Université de Xihua était tombée amoureuse des boulettes de riz gluant, douces, moelleuses et collantes, connues sous le nom de "Sandapao".
Grâce aux activités festives organisées par l'université, même à des milliers de kilomètres de sa famille, elle pouvait trouver un sentiment d'appartenance.
Le même sentiment est partagé par un doctorant pakistanais, Naeem Muhammad Ahtsa, qui vit au Sichuan depuis sept ans et parle couramment le mandarin.
"Manger des raviolis, accrocher des couplets du printemps, allumer des feux d'artifice, rendre visite à ses proches... tout le monde s'affaire à célébrer la réunion et le bonheur", a-t-il observé.
"Je considère Chengdu désormais comme ma deuxième ville natale", a confié ce chercheur pakistanais, espérant pour la nouvelle année obtenir son diplôme et trouver un emploi qui lui permettra de s'y installer. Fin
