TEHERAN, 2 février (Xinhua) -- Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré lundi que l'Iran examinait les détails et les grandes lignes d'une éventuelle reprise des négociations avec les Etats-Unis.
Il a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse hebdomadaire, en commentant les informations publiées par des médias occidentaux selon lesquelles les négociations entre Téhéran et Washington pourraient débuter dans les prochains jours en Turquie.
M. Baghaï a indiqué que l'Iran était en phase de prise de décision et examinait différents aspects et angles de la question, soulignant que le temps était un facteur très important pour l'Iran "car (Téhéran a) constaté des abus de la part des autres parties au processus de négociation à certaines étapes des pourparlers précédents".
Il a ajouté que des pays de la région servaient d'intermédiaires pour échanger des messages entre les deux parties.
Au cours de la dernière décennie, l'Iran a souvent été victime de tromperies et de promesses non tenues de la part des Etats-Unis, qui ont culminé en juin dernier lorsqu'Israël et les Etats-Unis ont attaqué le pays, a déclaré M. Baghaï, ajoutant que le comportement de l'autre partie présentait une "contradiction flagrante".
M. Baghaï a déclaré que l'Iran avait toujours prouvé sa détermination à adopter des approches diplomatiques et à utiliser la diplomatie pour promouvoir ses intérêts nationaux et protéger la paix collective dans la région.
La levée ou la réduction des sanctions américaines constituera une victoire pour l'Iran, quel que soit le moment où elle aura lieu, a-t-il déclaré, soulignant que l'Iran exigeait la levée des sanctions, en priorité, en échange de l'instauration d'un climat de confiance et de la dissipation des inquiétudes concernant la nature de son programme nucléaire.
Les tensions entre Téhéran et Washington restent vives dans un contexte d'intensification de l'activité militaire américaine dans la région. L'administration du président américain Donald Trump a déployé un groupe aéronaval et plusieurs navires de guerre au Moyen-Orient fin janvier.
Dimanche, M. Trump a déclaré que si Téhéran ne parvenait pas à conclure un accord nucléaire avec Washington, les Etats-Unis verraient si le guide suprême iranien Ali Khamenei avait raison d'avertir qu'une attaque américaine pourrait déclencher une guerre régionale.
Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dans une interview à CNN qu'un accord nucléaire "juste, équitable et équilibré" avec les Etats-Unis restait possible à court terme, à condition que Washington abandonne sa politique de coercition. Fin
