BERLIN, 29 janvier (Xinhua) -- Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré jeudi que, si l'Europe restait un partenaire proche des Etats-Unis, elle n'était pas pour autant une puissance subordonnée.
Dans une déclaration gouvernementale prononcée devant le Bundestag, la chambre basse du parlement, il a souligné que la confiance bâtie au sein de l'OTAN restait "la meilleure garantie de liberté, de paix et de sécurité", mais que "nous sommes des partenaires et des alliés, et non des subordonnés".
Evoquant l'engagement de l'Allemagne aux côtés des Etats-Unis dans la guerre en Afghanistan, M. Merz a rappelé que 59 soldats allemands y ont perdu la vie et que plus de 100 autres ont été blessés, ajoutant qu'il n'acceptera pas que cette contribution soit dénigrée.
Ses remarques interviennent dans un contexte de critiques répétées de la part du président américain Donald Trump, qui a remis en question le rôle militaire de l'Europe au sein de l'OTAN et accusé les alliés européens de dépendre excessivement des dépenses de défense américaines.
La semaine dernière, lors d'une interview avec Fox News à Davos, en Suisse, le président américain a contesté le rôle des membres européens au sein de l'OTAN, affirmant que "nous n'avons jamais eu besoin d'eux. Nous ne leur avons jamais vraiment rien demandé. Vous savez, ils diront qu'ils ont envoyé des troupes en Afghanistan, ou ceci ou cela. Et ils l'ont fait, mais ils sont restés un peu en arrière, un peu en retrait des lignes de front". Ces remarques ont déclenché une véritable tempête de critiques.
M. Merz a également souligné les progrès récents dans les relations économiques, affirmant que l'Union européenne a réussi à éviter de nouveaux droits de douane, que les Etats-Unis menaçaient d'appliquer.
M. Trump a temporairement suspendu la semaine dernière les droits de douane liés au Groenland qui devaient s'appliquer à huit pays européens, à la suite du vote du Parlement européen en faveur de la suspension de l'accord commercial avec les Etats-Unis à titre de représailles. Fin
