CHANGSHA, 28 janvier (Xinhua) -- En 2026, à l'occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l'Afrique, l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels ayant pour thème "Consolider l'amitié de tout temps et poursuivre le rêve commun de modernisation" a officiellement commencé.
Aujourd'hui, les échanges humains et culturels entre la Chine et l'Afrique s'approfondissent et se développent sous des formes multiples, transformant le concept de "cœurs connectés, sentiments partagés et forces rassemblées" en une pratique vivante pour construire ensemble une communauté d'avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l'ère nouvelle.
INSPIRATION MUTUELLE ENTRE CIVILISATIONS
L'inspiration réciproque entre civilisations constitue une force motrice inépuisable pour le progrès de la civilisation humaine, ainsi que pour la paix et le développement du monde.
"Les civilisations chinoise et africaine possèdent une longue histoire. Ce n'est que par l'apprentissage mutuel et la coexistence harmonieuse qu'elles pourront briser les barrières, développer leur compréhension et insuffler une force intellectuelle plus profonde et une vitalité durable à la coopération bilatérale", déclare Xu Xiangping, président du Conseil de promotion économique et commerciale de la province du Hunan.
Fin 2025, le grand concours musical "Chanter pour l'Afrique (Sing for Africa)", lancé par la chaîne chinoise Hunan TV International, a débarqué en Afrique. Adoptant un modèle "exploitation commerciale + participation du public + gestion localisée", il constitue une nouvelle plateforme pour les échanges culturels sino-africains.
En tant que programme phare de l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels, le concours a attiré plus de 5.000 candidats au Kenya.
Aujourd'hui, une vague d'échanges culturels déferle sur les terres chinoises et africaines. Lors des célébrations de l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels à Pretoria, en Afrique du Sud, la danse zouloue et les arts martiaux chinois se sont partagé la scène. Au pavillon permanent de l'Exposition économique et commerciale Chine-Afrique du marché de Gaoqiao, à Changsha, les enfants chinois apprennent l'artisanat et la culture distinctive de l'Afrique. Durant les préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, des experts chinois et des équipes artistiques sénégalaises ont collaboré sur le scénario de la cérémonie d'ouverture, et 96 athlètes sénégalais se sont rendus en Chine pour un entraînement systématique, faisant du sport un vecteur unique du dialogue entre les civilisations chinoise et africaine.
PRAGMATISME ET AUTONOMISATION
"Avant, je devais marcher 40 minutes pour rentrer chez moi déjeuner à midi. Maintenant, je peux manger un repas chaud à l'école." Le changement dans la vie de Fatuma, élève à l'école pour filles de Garbatula, au Kenya, trouve son origine dans l'initiative bienveillante de l'équipe du projet routier IKM de la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) au Kenya.
En réparant la clôture de l'école endommagée par une inondation, l'équipe du projet a constaté la situation difficile des élèves, qui prenaient leurs repas accroupis. Elle a alors financé la construction d'une nouvelle cantine. Aujourd'hui, cette cantine permet non seulement à Fatuma et à plus de 2.000 autres élèves d'éviter des trajets épuisants, mais elle a aussi significativement amélioré le taux de présence aux cours de l'après-midi.
Dans le Quartier central des affaires de la nouvelle capitale administrative égyptienne, un projet chinois offre une plateforme de développement aux jeunes locaux. Rawan, une Egyptienne de 24 ans, a rejoint le projet après l'obtention de son diplôme à l'Université du Caire. Partie d'un poste de traduction et d'administration, elle est devenue en trois ans une cadre capable de coordonner de manière autonome des tâches telles que la sous-traitance et les achats. Elle prévoit de poursuivre un master à l'Ecole normale supérieure du Centre de la Chine, dans l'intention de contribuer au développement de l'Egypte après ses études.
La carrière prometteuse de Mlle Rawan n'est pas un cas isolé. Grâce à un système "maître-apprenti", le projet a formé de nombreux talents spécialistes dans le secteur de la construction.
La coopération éducative constitue une pierre angulaire des échanges humains. Aujourd'hui, 17 Ateliers Luban se sont implantés dans 15 pays africains. Le Hunan International Business Vocational College, désigné comme base de formation pour les responsables du commerce international par le ministère chinois du Commerce, a accueilli depuis 2010, dans le cadre de 214 sessions de formation, 5.866 étudiants africains. De nombreux responsables africains contribuent au développement de leurs pays tout en s'inspirant des expériences en matière de gouvernance de la Chine.
RELAIS DE LA JEUNESSE
La jeunesse représente l'espoir des relations sino-africaines. Dans le sillage des échanges humains et culturels sino-africains, de nombreux jeunes Africains poursuivent leurs rêves en Chine.
En 2020, le Béninois Odjo Rachald, attiré par les opportunités de développement chinoises, est venu étudier à Changsha, capitale du Hunan. S'appuyant sur les politiques préférentielles de la province, il a obtenu après son diplôme le premier "visa d'entrepreneur" de la zone de Changsha de la Zone pilote de libre-échange du Hunan en 2024 pour s'y installer et créer son entreprise. Il a fondé une société commerciale exportant en Afrique des machines agricoles et des produits de quincaillerie locaux.
De plus en plus de jeunes Africains, saisissant les "opportunités africaines" du Hunan, s'y installent. Le Somalien Saka a créé une entreprise de commerce extérieur exportant des machines agricoles et des bagages du Hunan vers l'Afrique de l'Est ; Xiaomi, une jeune Malgache, a réalisé son rêve en devenant animatrice de vidéos en direct, promouvant via TikTok des produits électroniques et des appareils électroménagers, avec des activités sur les marchés de l'Asie du Sud-Est, de l'Afrique et de l'Europe. "Les opportunités commerciales infinies entre le Hunan et l'Afrique nous ont réunis à Changsha", explique Odjo Rachald.
Les jeunes Chinois et Africains grandissent aussi ensemble à travers des échanges continus. En 2011, après avoir obtenu son diplôme à l'Université des sciences et technologies de Xi'an, Julio, originaire de la République du Congo, a choisi de retourner dans son pays natal et de rejoindre la CSCEC. Travaillant comme interprète local sur le projet de la Route nationale N°1 de la République du Congo, il ne s'est pas contenté d'être un "pont linguistique", passant ses journées à interroger les ingénieurs chinois sur les techniques. Aujourd'hui, il est devenu traducteur et gestionnaire des travaux sur le projet de la Route nationale N°2 du pays.
Du dialogue entre civilisations à l'autonomisation des populations, du relais de la jeunesse à la construction commune de l'avenir, les échanges humains et culturels sino-africains sont devenus un pilier important pour construire une communauté d'avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l'ère nouvelle.
"J'espère qu'à l'avenir, les parties chinoise et africaine continueront, avec les échanges humains et culturels comme lien, à perpétuer l'amitié traditionnelle à travers la recherche technique conjointe, la formation commune des talents et la promotion mutuelle du développement, à avancer main dans la main dans le processus de modernisation, et à contribuer davantage à la solidarité et à la coopération des pays du Sud global, ainsi qu'au progrès de la civilisation humaine", déclare Kwame Achampong-Kyei, président du groupe GLICO du Ghana. Fin
