TEHERAN, 18 janvier (Xinhua) -- Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï a rejeté les allégations du département d'Etat américain selon lesquelles Téhéran prévoirait des attaques contre des cibles américaines au Moyen-Orient.
Il a tenu ces propos au cours d'un entretien avec l'agence de presse officielle IRNA publié samedi soir. Il y décrit ces allégations comme "en accord avec la politique américaine actuelle visant à causer des tensions dans la région".
M. Baghaï a aussi souligné la détermination des forces armées iraniennes à maintenir et améliorer leurs capacités militaires à défendre le pays, assurant que l'Iran réagirait évidemment avec force à tout acte "agressif".
Dans un message publié samedi en persan sur le réseau social X, le département d'Etat américain a affirmé qu'il avait reçu des informations suggérant que l'Iran préparait de différentes options pour viser les bases américaines.
Il a indiqué que "toutes les options restent sur la table" et que toute attaque contre les actifs américains entraînerait une réponse caractérisée par une "très, très grande force".
Au cours des derniers jours, le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de lancer des actions militaires contre l'Iran sous prétexte de soutenir les manifestants. En retour, l'Iran a constamment mis en garde les Etats-Unis contre toute ingérence dans ses affaires intérieures et toute incitation "aux émeutes et au terrorisme" dans le pays.
Les manifestations ont éclaté début décembre dans plusieurs villes iraniennes en raison de la forte dépréciation du rial. Les autorités se sont dites prêtes à répondre aux difficultés économiques des Iraniens, tout en mettant en garde contre tout recours à la violence, au vandalisme et aux troubles.
Les manifestations ont débuté de façon pacifique avant de dégénérer pour prendre une tournure violente, faisant des victimes et causant des dégâts à des biens publics, des mosquées, des bâtiments gouvernementaux et des banques. Les autorités iraniennes ont accusé les Etats-Unis et Israël d'être derrière ces violences. Fin
