GOMA (RDC), 8 janvier (Xinhua) -- Des obsèques ont été organisées jeudi à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), pour 22 civils tués lors d'une attaque de drone survenue samedi dernier dans le territoire de Masisi, une zone en proie aux combats entre l'armée congolaise et le Mouvement du 23-Mars (M23).
Selon l'ONG Médecins Sans Frontières, au moins 42 civils ont été blessés lors de cette attaque, certains succombant à leurs blessures dans les jours suivants. Elle a confirmé avoir pris en charge elle-même plusieurs victimes.
La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a également condamné cette attaque, sans toutefois désigner de responsable. Dans un communiqué, elle a évoqué "des civils pris au piège des hostilités", rappelant l'obligation pour toutes les parties de protéger les populations civiles conformément au droit international humanitaire.
L'attaque de drone a par ailleurs détruit le siège d'une ONG locale à Masisi, sans que cette organisation n'ait, à ce stade, communiqué sur d'éventuelles victimes parmi son personnel.
Masisi figure parmi les zones les plus affectées par le conflit armé dans l'est de la RDC. Cette attaque intervient dans un contexte d'intensification, la semaine dernière, des affrontements entre le M23, l'armée congolaise et leurs alliés, lesquels continuent de faire des morts, des blessés et des milliers de déplacés.
Dans la province du Sud-Kivu, des combats ont également éclaté samedi matin entre le M23 et les milices pro-gouvernementales dites Wazalendo aux environs d'Uvira, une ville stratégique qui avait été brièvement occupée par le M23 en décembre dernier, ont rapporté les médias locaux. Le M23 avait par la suite annoncé un retrait, affirmant que cette décision répondait à une demande de médiation des Etats-Unis, une version que Kinshasa a qualifiée de "diversion". La situation sécuritaire dans la région d'Uvira demeure confuse. Fin
