DAMAS, 7 janvier (Xinhua) -- L'armée syrienne a déclaré mercredi les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, dans la ville septentrionale d'Alep, zones militaires fermées et imposé un couvre-feu total, face à une escalade des combats avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), selon un communiqué officiel.
Le Commandement des opérations de l'Armée arabe syrienne a déclaré que toutes les positions des FDS dans les deux quartiers seraient traitées comme des cibles militaires légitimes suite à ce qu'elle a décrit comme une "escalade majeure" et des attaques répétées ayant causé des pertes civiles. L'armée a exhorté les résidents à rester à l'écart des positions des FDS pour leur propre sécurité.
Selon le communiqué, le couvre-feu à Cheikh Maqsoud et Achrafieh entrera en vigueur à 15H00 heure locale (12H00 GMT) mercredi, avec pour consigne à la population civile d'éviter tout déplacement dans ces zones jusqu'à nouvel ordre. L'armée a indiqué que ces mesures étaient prises pour protéger les civils et faciliter les opérations militaires.
Pour permettre aux civils de quitter les quartiers touchés, l'armée a annoncé l'ouverture de deux couloirs humanitaires, qui ont été mis à la disposition des résidents jusqu'à 15H00, avant l'entrée en vigueur du couvre-feu.
Cette annonce intervient après plusieurs jours de violence accrue à Alep, notamment des attaques de drones, des bombardements et des échanges de tirs entre les forces gouvernementales et des unités liées aux FDS, qui ont entraîné des morts et des blessés parmi les civils et le personnel de sécurité, selon les médias d'Etat.
Les autorités syriennes ont accusé les FDS de cibler des zones résidentielles et des positions de sécurité, tandis que celles-ci ont nié toute responsabilité et accusé les forces affiliées au gouvernement de bombardements aveugles, reflétant des récits fortement contradictoires sur la dernière escalade.
Ces combats ont encore fragilisé des dispositifs de sécurité déjà précaires à Alep, en particulier dans et autour de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, des zones qui ont longtemps été des points chauds sensibles en raison de leur emplacement stratégique et du contrôle sécuritaire complexe.
Ces affrontements renouvelés surviennent dans un contexte de pourparlers politiques bloqués entre le gouvernement syrien et les FDS concernant un accord de mars 2025 visant à intégrer les forces et institutions contrôlées par les FDS dans l'Etat syrien, suscitant des craintes que l'absence de progrès sur la voie politique n'alimente des poussées de violence récurrentes sur le terrain. Fin
