BEIJING, 28 novembre (Xinhua) -- La Chine s'oppose fermement aux atteintes répétées de la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, à l'encontre des fondements politiques des relations sino-japonaises, qui reposent sur l'esprit des quatre documents politiques entre la Chine et le Japon, a déclaré jeudi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Selon les informations des médias, Sanae Takaichi a déclaré mercredi lors du débat avec les dirigeants des partis d'opposition que "ayant renoncé à tous les droits et revendications en vertu du traité de San Francisco, nous ne sommes pas en mesure de reconnaître le statut juridique de Taiwan".
En réponse, le porte-parole Guo Jiakun a déclaré lors d'un point de presse régulier que la récupération de Taiwan par la Chine était le résultat victorieux de la Seconde Guerre mondiale et faisait partie intégrante de l'ordre international d'après-guerre. Une série d'instruments ayant force de loi en vertu du droit international, notamment la Déclaration du Caire, la Proclamation de Potsdam et l'Acte de capitulation du Japon, ont tous confirmé la souveraineté de la Chine sur Taiwan.
La question concernant le statut de Taiwan a déjà été résolue une fois pour toutes lorsque le peuple chinois a remporté la victoire dans la Guerre de résistance contre l'agression japonaise en 1945. Le 1er octobre 1949, le gouvernement populaire central de la République populaire de Chine (RPC) a été établi et est depuis lors le seul gouvernement légal représentant l'ensemble de la Chine. Il s'agit d'un changement de gouvernement dans lequel la Chine, en tant que sujet de droit international, n'a pas changé. La souveraineté et les frontières territoriales inhérentes de la Chine sont également restées inchangées, a affirmé M. Guo, ajoutant que, par conséquent, le gouvernement de la RPC jouit et exerce naturellement et pleinement la souveraineté de la Chine, y compris la souveraineté sur la région de Taiwan.
D'après le porte-parole, la Déclaration conjointe sino-japonaise de 1972 stipule que "le gouvernement japonais reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal de la Chine. Le gouvernement de la République populaire de Chine réaffirme que Taiwan est une partie inaliénable du territoire de la République populaire de Chine. Le gouvernement japonais comprend et respecte pleinement cette position du gouvernement de la République populaire de Chine, et maintient fermement sa position en vertu de l'article 8 de la Déclaration de Potsdam."
Le soi-disant "traité de San Francisco" a été publié sans la participation de parties importantes de la Seconde Guerre mondiale, telles que la République populaire de Chine et l'Union soviétique, afin de chercher un accord de paix séparé avec le Japon. Ce document va à l'encontre de la disposition selon laquelle chaque gouvernement s'engage à ne pas conclure d'armistice ou de paix séparé avec les ennemis dans la Déclaration des Nations unies signée en 1942 par 26 pays, dont la Chine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Union soviétique, et viole la Charte des Nations unies et les principes fondamentaux du droit international, a-t-il indiqué.
"Tout ce qui est stipulé dans le traité, y compris la souveraineté sur Taiwan ou le traitement du territoire et des droits souverains de la Chine en tant que non-signataire, est donc entièrement illégal, nul et non avenu", a déclaré M. Guo.
D'après le porte-parole, la Première ministre Takaichi a délibérément choisi de ne pas mentionner la Déclaration du Caire et la Proclamation de Potsdam, deux documents juridiques internationaux pleinement en vigueur et soulignés dans la Déclaration conjointe sino-japonaise, le Traité de paix et d'amitié entre la Chine et le Japon et d'autres traités bilatéraux, notant qu'elle a singulièrement évoqué le "traité de San Francisco", illégal et invalide.
Cela montre, une fois de plus, que la Première ministre reste réticente à reconnaître ses torts et à revenir sur sa décision erronée, continue de nuire aux fondements politiques des relations sino-japonaises établies dans l'esprit des quatre documents politiques entre les deux pays, ne montre aucun respect pour l'autorité de l'ONU et remet ouvertement en cause l'ordre international d'après-guerre et les normes fondamentales du droit international, allant même jusqu'à mettre en avant la soi-disant notion selon laquelle le statut de Taiwan est indéterminé. Cela ne fait qu'aggraver les torts causés, a déclaré M. Guo.
"La Chine rejette fermement cela et appelle la communauté internationale à faire preuve de la plus grande vigilance. Nous exhortons une nouvelle fois la partie japonaise à réfléchir et à corriger ses torts, à retirer ses propos erronés et à prendre des mesures concrètes pour honorer ses engagements envers la Chine et faire ce que l'on attend au minimum du Japon en tant que pays membre de l'ONU", a-t-il souligné. Fin
