GAZA, 29 octobre (Xinhua) -- Au moins 100 Palestiniens ont été tués dans des attaques israéliennes dans la bande de Gaza dans la nuit de mardi à mercredi, marquant l'escalade la plus intense depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu le 10 octobre.
Dans un communiqué de presse, les autorités sanitaires de Gaza ont indiqué que 27 corps avaient été transportés à l'hôpital al-Shifa, dix à l'hôpital baptiste al-Ahli, 31 à l'hôpital al-Awda, douze à l'hôpital al-Aqsa et 20 à l'hôpital Nasser à Khan Younis.
Mahmoud Basal, porte-parole de la Défense civile à Gaza, a déclaré à Xinhua que des frappes aériennes israéliennes intensives avaient ciblé des habitations civiles et des tentes abritant des personnes déplacées dans toute la bande de Gaza. Il a ajouté que parmi les morts se trouvaient 35 enfants.
Dans une publication sur X, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont annoncé mercredi avoir lancé une série de frappes ayant touché "des dizaines de cibles terroristes et de membres terroristes". Les FDI ont également confirmé avoir commencé à appliquer à nouveau le cessez-le-feu et ont promis de "répondre fermement" à toute violation de l'accord de cessez-le-feu.
Les FDI ont déclaré avoir mené des frappes conjointes avec l'Agence de sécurité israélienne, ciblant 30 combattants occupant des postes de commandement à Gaza.
En réponse, le Jihad islamique palestinien (JIP) a condamné les frappes aériennes israéliennes. Dans un communiqué publié par son porte-parole Muhammad al-Hajj Mousa, le JIP a indiqué que ces frappes constituaient "une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu par l'occupation".
Le porte-parole a ajouté que depuis l'annonce de l'accord de cessez-le-feu, les factions palestiniennes en avaient pleinement respecté les termes et n'avaient commis aucune violation.
Les frappes aériennes israéliennes ont fait suite à une attaque contre un véhicule israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, qui a tué un soldat de réserve, selon les autorités israéliennes. Israël a accusé le Hamas d'avoir perpétré cette attaque, une affirmation que le mouvement a démentie. Fin
